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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 18:34

J'ai fait partie des 230000 touristes qui sont passés par ce paradis. Je vous fait partager cet excellent article de Bruno Philip, paru dans Le Monde du 25 décembre, relatif à une disneylandisation culturelle...

 

P1020783

 

Le paradoxe est à hurler : voici un chef-d'oeuvre dont l'âme est en péril du fait même d'avoir été sauvé... Explications : Luang Prabang, ville laotienne d'une indicible splendeur, alliant l'esthétique coloniale française à celle des monastères et temples bouddhistes, a été préservée d'une lente destruction grâce à l'Unesco, qui l'a inscrite sur la liste des sites du Patrimoine mondial en 1995. Mais celle qui fut l'ancienne capitale du Lan Xang, "le royaume au million d'éléphants", du XIVe siècle jusqu'à 1946, est menacée dans son identité et risque de payer cher la rançon de son succès : l'afflux touristique est tel que la ville se dépeuple peu à peu de ses habitants, qui ont préféré louer leurs maisons transformées en auberges, hôtels et restaurants. Accélérant ainsi un processus quasi inévitable de "muséification" : 230 000 touristes ont visité Luang Prabang en 2009, soit dix fois plus qu'il y a vingt-cinq ans.

 

La ville a beau être la proie d'un tourisme de masse prédateur, il est encore très agréable d'y séjourner. Sur les longues rues de la péninsule historique, entre Mékong et rivière Nam Khan, elle aligne ses précieux wat, "temples monastères" incluant des écoles religieuses, ainsi que ses vieilles demeures fleurant bon le charme colonial.

Mais ce qui se prépare a de quoi faire frémir les plus cyniques : un nouvel aéroport financé par les Chinois permettra, dans deux ans, de pouvoir faire atterrir des avions gros-porteurs qui débarqueront leur flot de groupes de touristes pressés depuis le reste de l'Asie, ou ailleurs. Ce qui était, il y a dix ans, une destination pour happy few et routards sac au dos s'est déjà lentement transformé en une sorte de Saint-Tropez tropical, où bars branchés côtoient hôtels de grand luxe et restaurants français. Le déferlement de nouvelles hordes descendues des long-courriers - pour l'instant, seuls des bimoteurs ou de petits jets font les liaisons avec Hanoï, Vientiane ou Bangkok - sera-t-il comparable, dans ses répercussions sur la vie de la cité, à un nouveau sac de la ville, pillée en 1773 par les Birmans ?

Boutade mise à part, il y a déjà le feu au Mékong, question préservation de l'authenticité sociale : "Il ne reste, dans le secteur historique, que deux familles d'origine, explique Francis Engelmann, urbaniste et économiste qui vit au Laos depuis le début des années 1990 et a participé aux travaux préparatoires du classement de la ville au patrimoine mondial. Mes voisins sont partis, presque aucune maison n'est encore habitée par des locaux, la plupart sont des guest-houses ou des restaurants. On est en pleine "disneylandisation" culturelle."

Les moines bouddhistes commencent à craquer : à l'aube, quand les bonzes en robe couleur safran progressent en file indienne dans les rues pour recevoir l'aumône des fidèles, ils se retrouvent souvent la cible de prédateurs photographes, le doigt prêt à tirer sur la gâchette de leurs appareils. Des agents de voyage occidentaux proposent même dans leur programme "l'accompagnement" de la progression des moines dans leur quête rituelle de nourriture... Trois chefs abbés de monastères se sont résolus récemment à quitter Luang Prabang, traversant le Mékong pour regagner leurs villages d'origine, écoeurés à la vue de toutes ces touristes étrangères déambulant dans les lieux sacrés en "exhibant leurs seins et leurs jambes". "Je ne peux plus être bonze dans ces conditions !", a tonné un jour l'un d'eux devant Francis Engelmann...

Pour Laurent Campon, ancien architecte en chef de la Maison du patrimoine, créée en 1996 grâce à l'aide de la ville de Chinon (Indre-et-Loire) et qui est chargée de la protection et de la mise en valeur du site, "on assiste désormais à une évolution mélangeant le commercial et le résidentiel." "La conséquence est une densification architecturale provoquée par toujours plus de nouvelles constructions, ce qui va à l'encontre des règles imposées par l'Unesco et met en péril le tissu urbain", explique ce résident de longue date, qui parcourt Luang Prabang au guidon de son Enfield indienne 350 cm3. Il déplore un autre paradoxe : depuis l'ouverture de la ville sur l'extérieur et l'afflux des touristes, "les gens disposent de techniques modernes qu'ils ne possédaient pas dans leur économie traditionnelle. La lutte contre la pauvreté entre ici en collision avec l'idée même de préservation du patrimoine"...

Autre contradiction : "Avant le succès touristique, la ville se mourait, se souvient Francis Engelmann, la mauvaise herbe poussait dans la rue centrale, il n'y avait plus que des vieux, les jeunes étaient partis ailleurs, à Vientiane (capitale du Laos depuis 1946)." Le rajeunissement accéléré provoqué par l'afflux de tout un personnel pour les hôtels, restaurants, bars et boutiques de souvenirs se combine ainsi avec une déperdition d'identité pour la ville, désormais quittée, surtout dans la péninsule historique, par ses habitants originels.

Bonne nouvelle pour l'emploi jeune, mauvaise pour l'âme du lieu, le phénomène est sans doute irréversible. Seul espoir, celui d'une prise de conscience des autorités nationales laotiennes, qui craignent que Luang Prabang, joyau de la couronne touristique de la "République démocratique populaire" ne soit "déclassée" par l'Unesco pour entorses au règlement, tolérées par les pouvoirs locaux. Mais si l'on se fie à la réputation d'incompétence, d'ignorance et d'inconscience de ces derniers, il y a peu de chances que le processus en cours puisse être enrayé...

 

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Merci à Bruno Philip

 

et pour ceux qui ont raté mes articles de novembre 2008, je vous offre un retour en arrière ...

 

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 23:06

 

P1010765 Le titre de cet article est purement  destiné à faire augmenter en cette fin d'année l'audience de mon blog.

 

Avec la recherche de mots clés "Rent a car", tout le monde anglo-saxon qui cherche à louer une voiture, devrait passer par le site www.dedelagodasse.com ! Je pense activement à ma reconversion. Je m'imagine bien percevoir 0,001% de commission sur tout individu qui loue un char après être passé par mon blog pour trouver une voiture à louer.

 

L'inflation tourne entre 1 et 2 % (allez sur le lien http://www.france-inflation.com/ pour voir que les formalités administratives sont au top des augmentations de 2009 !), l'augmentation salariale entre 0 et 2,5 %( http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/ebook/ebook121.pdf ), la révision des retraites d'environ 1% http://www.sante-sports.gouv.fr/le-montant-des-pensions-et-son-evolution.html , l'augmentation du ticket de métro de 4 à 6% et que, par rapport à ces détails mineurs de la vie quotidienne, nous payons tous les jours une taxe à la valeur ajoutée de 18,6% à 20,6% suivant l'humeur de l'omni président ou de l'omni premier ministre du moment.

http://www.senat.fr/commission/planification/notes/evolution_pv_achat.pdf

 

Je suis donc persuadé que ça vous ferait plaisir de payer une commission supplémentaire dedelagodasse de 0,001% quand vous louez un char. 0,001% c'est presque rien. Ridicule même par rapport aux commissions voyageuses de Karachi (20,9%...) que nous avons payées et que le monde politique sans grandeur  (Jacques Chirac 1,90m, Edouard Balladur 1,80m, Nicolas Sarkozy 1,68 m, …) semble vouloir encore aujourd'hui ignorer. Il est vrai que la maladie d'Alzheimer progresse depuis 1994 …

Ah, si Charles de Gaulle et ses 1,93 mètres pouvait ressusciter !

 

P1010756Mon introduction est un peu longue. J'ai divergé par rapport à l'objet initial de mon article. Je ne voulais pas m'égarer. Je voulais juste vous raconter l'histoire cachée de mon petit scooter sulawesien. Elle a bien plus d'intérêt que les sombres histoires de la République, car elle tout simplement humaine…sans chichi, sans C majuscule, sans S minuscule.

 

Pour changer des trajets en bus, j'ai loué un scooter pour aller de Macassar jusqu'aux plages et bateaux bugis de Bira. Un trajet que maps.google.fr estime à 186 kilomètres réalisable en 3 heures et 5 minutes.

 

Je me suis renseigné localement sur cette petite excursion : j'en avais théoriquement pour 5 heures de route. Il fallait aller "toujours tout droit" ; dans le coin, il n'y a qu'une route qui longe la côte pour aller de Macassar à Bira.

 

Au bout de 4 heures, je me suis retrouvé sur une route qui commençait à monter, continuait de monter et ne s'arrêtait pas de monter. La chaussée devenait de plus en plus mauvaise. L'épaisseur de l'enrobé diminuait au fur et à mesure que je montais. Mon scooter commençait à tressauter de cailloux en cailloux cachés sous la fine couche de bitume.

 

Je commençais à douter de la bonne route toute droite et je semblais m'être égaré. Mais comme j'ai continué "tout droit", je me disais qu'après la montée, il y aurait une redescente vers la mer. Ici comme ailleurs, le niveau de la mer est toujours proche de zéro...

 

Il s'est mis à pleuvoir. Les sauts de cailloux en cailloux devenaient de moins en moins agréables. Je n'allais pas bien vite. Un petit trou devant moi, un coup de frein à main (le frein usuel est au pied et freine la roue arrière), et me voilà faire un vol plané au dessus du scooter qui s'écrase dans le bas coté derrière moi.

 

Résultat des courses ; l'avant de mon scooter bien cassé mais les phares fonctionnaient à peu près, un rétroviseur qui s'est lui aussi envolé sans casser, un cale-pieds bien tordu, quelques rayures sur le coté et un attroupement de montagnards qui s'empresse de remettre debout mon scooter, et me regarde ébahi par ce spectacle bien étranger ; un routard "francese" avec une cape de pluie déchirée, un short légèrement déchiré, une main rouge sang et les genoux sanguinolents. J'étais acteur et je n'ai pas regardé le spectacle de peur de voir les mauvaises gouttes de sang synonyme chez moi d'un évanouissement presque assuré.

 

Après une petite danse d'indien pour constater que je n'avais rien de cassé, le temps de retrouver mes esprits, j'ai redémarré mon scooter et demandé la route de Bira. Bien qu'ils ne parlaient pas un mot d'anglais, j'ai compris qu'il fallait que je fasse demi-tour et que je tourne à gauche à 3 kilomètres de mon point de chute, à Rima, pour rejoindre la route côtière. J'ai fait 1/2 heures de très sympathiques routes de montagnes à 5 km/h pour rejoindre la ville de Baenteng.

 

Il m'aurait fallu encore 2 heures de route pour rejoindre mon objectif de Bira. J'ai donc décidé de faire une halte dans cette ville non répertoriée dans les guides touristiques.

P1010758Je suis allé à l'hosto pour nettoyer mes plaies, je n'ai trouvé que des gens charmants. Après le nettoyage des bobos – la grande attraction locale du moment - l'infirmier s'est fait un plaisir de me conduire en ville pour trouver une chambre grand luxe au Malingui hôtel à 15 euros, après que j'ai refusé la suite quasi présidentielle (avec télévision et tapis géant) à 30 euros du deuxième hôtel de la ville.

Je suis allé casser la croute en bord de mer. Après avoir pris un apéro avec un policier et sa famille, rencontré le chef militaire local, bu une bonne bière Bintang avec les jeunes du coin, à  22 heures j'étais accueilli pour un barbecue géant avec le seul gars qui parlait anglais.

 

Le lendemain matin, on m'emmenait réparer le scooter pour 50 euros et à midi, je suivais les conseils très avisés de mes hôtes et je partais en voiture avec un chauffeur indonésien et son copain traducteur anglais-indonesien vers Bira; location de la voiture 17,5 euro/j + chauffeur 5 euro/j + traducteur gratis, la moitié ou le tiers des prix pratiqués pour les touristes à Macassar ou Rantepao ! Je n'ai à aucun moment regretté de louer cette voiture : la route était vraiment pourrie, il pleuvait et nous avons mis deux bonnes heures pour rejoindre Bira et nous avons failli écraser un scooter ou plutôt un scooter est venu presque s'écraser contre notre char .

 

L'occasion pour moi de vous montrer un film sur la circulation en Chine. La conduite est exotique mais les accidents graves semblent plutôt rares. S'il y a du boulot pour les carrossiers plasticiens (les voitures modernes sont de plus en plus "plastique"), le Samu local semble ne pas se déplacer souvent….

Il faut dire qu'il n'existe pas plus de Samu que d'assurance dans ces pays et tout le monde s'arrange pour réparer les bouts de tôles sans devoir cotiser pour les accidents des autres. Cela doit responsabiliser les individus….

 

 

Je termine cet article par une bonne et une mauvaise nouvelle :

Les assurances vont augmenter leurs tarifs de 3 à 4 % pour couvrir les risques des catastrophes naturelles,

J'ai survécu au tsunami et à l'éruption du volcan qui sont survenus pendant mon séjour en Indonésie

 

Merci Jean-Luc pour la vidéo chinoise !

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 06:23

P1010718Je ne regrette pas d'être venu explorer une nouvelle région d'Indonésie. Comme pour les éditions du Routard, je suis amené a publier la deuxième édition de mon classement des Tifs Indonésiens !

 

P1010777La découverte n'est pas la même qu'il y a deux ans. Les conditions d'une escapade de 3 semaines ne sont pas tout a fait les mêmes qu'en tour du monde pendant plusieurs mois mais j'ai quand même eu beaucoup de « Bagus » (traduction indonésienne de Plaisir), a retrouver des gens formidables, souriants, paisibles, travailleurs, accueillants.

 

Compte tenu des distances et de l'état des routes, il ne faut pas vouloir trop en voir. Mieux vaut prendre le temps de s'égarer et d'ailleurs êtes-vous pressés de rentrer de vacances ?

 

 

P1010324Le « TOP TIF » des trois meilleurs pays que j'ai visités,

 

Le  TOP TIF de Dedelagodasse ;

1 – Indonésie

2 – Australie

3 – Cambodge

4 -Philippines

5 – Nouvelle-Zélande

6 – Laos

7 – Vietnam

8 - USA

9 – Thaïlande

10 – Polynésie française

 

 

 

 

P1010338Les 4 Tifs indonésiens

- Le meilleur hébergement ; l’auberge du Libertad sur l’île du Lac Toba (Sumatra)

- Le dépaysement assure ; une nuit dans le parc naturel de Baluran (Java)

- La ville la plus plaisante : Yogyakarta, et en plus le Borrobudur est à cote (Java)

- La plus belle rizière : Jatilhuil a cote de Pacung dans le centre (Bali)

- La plus belle expo a voir : Antonio Blanco a Ubud (Bali)

- La plus belle plage : la cote sauvage de Kuta – de Gerepuk a Selong Blanak (Lombok)

- L’accueil familial extraordinaire dans la petite ville de Bantaeng (Sulawesi)

 

P1010213Les 3 Tifs indonésiens

- Les orangs-outangs de Bukit-Lawang (Sumatra)

- Le village de Bukittinggi (Sumatra)

- Un séjour au calme sur l’île de Samosir (Sumatra) après la route touristique de Berastagi a Prapat

- Les paysages en train de Bandung à Yogyakarta (Java)

- Le volcan du Bromo (Java)

- Les plus beaux poissons : Amed et puis un peu de snorkeling sur l’épave de Tulamben (Bali)

- Le plus sympathique village de pêcheur : Jimbaran (Bali)

- La vallée de rizières de Sidemen depuis le point de vue de Tebola (Bali)

- La route calme et sinueuse le long des rizières de Blimbing a Panuan (Bali)

- La vue plongeante sur Padangbai su la route de Amlapura  a Selat (Bali)

- Les funérailles de Rantepao hors periode touristique mais aussi excursions en scooter (Sulawesi)

- L'arrivée a 1h du matin pour une birthday party dans le village de Tentana (Sulawesi)

- Paysages côtiers avec un curieux mélange de rizières, marais salants, champs de poissons d'eau douce vers Bira (Sulawesi).

                                                                    

P1010364Les 2 Tifs indonésiens

- La vallée de rizières de Tirtagangga (Bali)

- La ville de Bogor (Java)

- Le ville de Bondowoso (Java)

- Le séjour sur l’île Gili (Lombok)

- Le coucher de soleil a Ulu Watu plutôt qu’a Tanah Lot (Bali)

- Les iles Togian (Sulawesi)

 

P1010019Les Rasoirs indonésiens

D’évidence peu nombreux...mais comme la vie ne peut pas être que rose tous les jours, j’ai trouve un peu de rouge...

- Le risque de vol ou d’agression sur Lombok (même si je n’ai pas été vraiment victime, on sent qu’il faut tout verrouiller et c’est un grand contraste avec Bali ou la population est beaucoup plus sage et a Sumatra ou elle est très accueillante. Lors d’un arrêt scooter des gamins lombokais n’ont pas hésité a tenter d’ouvrir mon petit sac a dos et j’ai lu des récits de touristes agresse dans la montée du volcan Rijani en pleine brousse (3 jours de randos))

- La renommée surfaite de Kuta a Bali, c’est un peu comme La Baule en France...

- Mon appareil photo na pas du tout aime l’amerrissage sur la plage de Gili

 

 

 

 

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et je ne peux pas terminer sans un de ces fameux karakoe du pays !



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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 07:58

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 06:15

P1010419P1010470L'Indonésie est un grand pays. En deux mois j'avais a peine eu le temps de parcourir du nord au sud les iles de Sumatra, Java, Bali, Lombok, quatre iles parmi les 13000 iles que compte le pays.

 

En trois semaines, j'ai visite une partie de l'ile Sulawesi. Une partie seulement, car il faut bien intégrer que, même si la distance entre deux points est courte, la route peut être longue, très longue, voire très très longue. Pour faire environ 300 kilomètres de Macassar a Rantepao, il faut compter environ 9 heures de bus.

La particularité de l'horloge est d'être quelque peu aléatoire ; le départ d'un bus annonce a 8 heures peut être effectif a 8 heures, comme a 10 heures. No stress « Mister »....

 

Pour aller vers le nord, de Rantepao a Tentena, le voyage s'annonçait bien. Le bus nous a pris a l'hôtel avec une demi-heure d'avance. Pour faire à nouveau 300 kilomètres, les 11 heures de trajet se sont lentement et progressivement en 15 heures. Le charme de l'Indonésie ou on peut attendre deux heures pour attendre la décrue de l'eau qui traverse la chaussée. No stress « Mister ».

 

Autant dire qu'il vaut mieux bien profiter des points d'arrêt au cours du voyage ! Ce pays n'est pas fait pour le parisien presse de prendre son métro ou son tire-fesses pendant ses vacances d'hiver.

 

P1010439Apres mes quatre nuits de communication intense avec le crabe des cocotiers, les poissons multicolores et la superbe étoile de mer bleue des Moluques, aux iles Togian, encore plus au nord de Tentana, j'avais deux options ;

-         « nord toute », 1 nuit de bateau, suivie d'une journée de route vers Manado et une séduisante redescente de 1h35 en avion vers Macassar (comparée aux 55 heures de bus...),

-         « nord-est », 4 heures de bateau, 8 heures de route de nuit et une toute aussi seduisante de 1h05 en avion vers Macassar.

J'ai pris la deuxième option, celle du parisien presque pressé....

 

Apres 4 heures de bateau depuis l'ile paradisiaque dont tout le monde rêve mais qu'on est quand même content de quitter en regrettant de ne pas avoir su traduire le langage des poissons, suivi de 4 heures de molle errance dans les trois rues de la ville d'Ampana ou tous les marchands de poissons sont fermés le dimanche après midi, comme tous les autres commerces.

 

A vingt heures, je me présente a la station de bus ou une jeune étudiante me demande gentiment ;

- Ca ne vous dérange pas si le bus pour Luwuk ne passe qu'a vingt deux heures ?

J'avais le choix de la réponse ;

-         Ce retard est insupportable ! Remboursez-moi le billet, je prends mes clics et mes clacs et je rentre a pieds a Macassar !

-         Pas du tout, l'attente est un plaisir en votre charmante compagnie.

Gentleman, j'ai opte pour la deuxième option, celle du parisien qui n'est pas parisien dans l'âme pour deux Rupiahs.

 

P1010418A vingt deux heures pétantes, le bus arrive. Je m'attendais a voir un minivan pour 9 personnes ou un grand bus de nuit avec air conditionné, voire couchettes, pour les touristes qui traversent l'ile d'ouest en est sur la grande ligne routière Macassar-Palu-Ampana-Luwuk.

Apres avoir fait libéré un fauteuil pour le touriste, le « contrôleur-assistant de navigation  du bus», m'invite a crapahuter sur les tas de riz et a me retrancher dans un fauteuil de ce Verdun mobile local. Le bus local est a peu près aussi rempli et débordant qu'un bus africain ou américain du sud. La différence notable tient a la corpulence réduite des asiatiques et a une incroyable souplesse qui leur permet de se tenir accroupi sur une surface carrée d'un pied indonésiens.

 

P1010770La fonction de ce diable d'homme n'existe pas dans les bus occidentaux. Elle est au moins aussi importante que celle du chauffeur ;

Il assure la sécurité en ouvrant et verrouillant la porte arrière du bus avec une corde (trop courte pensais-je pour se pendre mais suffisamment nouée pour mourir prisonnier en cas de renversement du bus dans une rizière),

Il grimpe sur le toit dans la traversée du village, sans doute pour vérifier que la bâche du chargement n'arrache pas quelque fil électrique,

Il veille a réveiller les clients au bon arrêt dans la pampa indonésienne, et a les remplacer en scrutant le moindre passant en attente sur le bord de la route,

et surtout, entre ces petits exercices, il peut rester accroupi sur un paquet de cigarettes kretek pendant 3 heures !

 

P1010780A l'avant-dernier rang du bus, mon 'fauteuil' avait plutôt une taille asiatique . Mes épaules reposaient au niveau de qui était peut-etre l'appui-tête.  Le siège ne pouvait pas s'incliner.

Bercé par le vent d'une climatisation naturelle des fenêtres ouvertes, secoué par les nids de poules indonésiennes, je luttais parfois contre le renversement de mon somnolent voisin qui luttait contre le tangage des virages ou des rares  dépassements en s'accrochant aux rideaux.

 

Assis droit comme un i, j'étais condamné a regarder le spectacle du voyage typiquement indonésien.

 

En milieu de séance, nous avons eu le droit a la séquence  frayeur avec le « passage en amphibie »pour franchir un court tronçon de route, transformée en mini lac. Tel un pilote d'avion, le chauffeur fait vrombir son moteur avant de s'élancer, plonge dans la gosse marre – dont on espère que la profondeur ne fasse pas caler le moteur – vire habilement sans ralentir, conserve l'adhérence sur le terrain tantôt boueux, caillouteux ou boiseux, tente de jongler avec les invisibles nids de poule d'eau avant de sortir du trou et de s'arrêter pour fumer la kretek de la victoire.

 

P1010762La séquence angoisse est celle de se voir débarquer a 3 ou 4 heures du matin a dans la petite ville de Luwuk, qui ne possède peut-être pas d'hôtel . A vrai dire, je m'interrogeais sur l'utilité de prendre une chambre pour seulement 5 heures de sommeil avant de prendre mon vol de 11 heures pour Macassar.

Plus le temps passait, moins je me posais cette futile question ; j'aurai le choix entre le banc de la station de bus et celui de l'aéroport.

Les heures passaient, après 6 heures de trajet, puis 7 heures, j'envisageais sereinement une arrivée après 8 heures de trajet.

 

Je fus alors saisi d'une autre angoisse, celle de ne jamais voir Luwuk. d'avoir manqué l'arrêt et d'être parti pour 30 ou 40 heures de bus supplementaires jusqu'à Macassar !

 

No stress « Mister ».....

 

Apres 10 heures de route, je suis arrivé dans la station presque balnéaire de Luwuk.

 

A peine descendu du bus, avec le langage des signes, j'ai appris qu'il restait une heure de  taxi  pour aller a l'aéroport  Baranda. , un trajet de 50000 Rupiah (5 euros) , presque aussi cher que le trajet en bus. C'est parfois l'inconvénient de ne pas pour « charteriser un véhicule ».

 

P1010739J'étais surpris par la lenteur de mon chauffeur mais, en moins de 15 minutes, nous atteignions déjà l’aéroport !

 

Tel un pigeon voyageur, je me suis envolé vers Macassar en intitulant cette petite histoire d'un voyage de nuit mémorable et sympathique, « le spectaculaire trajet Ampana-Luwuk ». 

 

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 12:05

P1010294  

En 1876, la premiere ligne telephonique sonne le glas du telegraphe des annees 1748.

 

Dans les annees 60, Fernand Reynaud compose le 22 a Asnieres pour populariser le progres et le travail des operatrices des Petits Travaux Tranquilles . A cette epoque les salaries des PTT ne se suicidaient pas dans l'entreprise qui, en partie, est aujourd'hui devenue la societe Orange.


 

Dans les annees 70, un Ministre des Telecommunications francais  qui n'a pas apprecie pas le scketch de Fernand, decide de lancer le boom du telephone et recrute  Cloclo et les clodettes pour donner une ame a cet engin gris.

 

Dans les annees 80, les cabines telephoniques poussent plus que les champignons de Paris.

 

Ce sacre telephone a cadran circulaire a permis a une elite de communiquer de Paris a Peking plus facilement  que de Paris a Asnieres...

 

Dans les annees 90, mondialisation et modernisation aidant, cette formidable invention a pete un cable pour muter en « mobile phone » ou telephone portable. Parfois objet d'asservissement au travail dans le monde du travail occidental (les paysans asiatiques ne travaillent pas encore dans les rizieres avec cet outil...), c'est tres probablement la plus grande revolution technologique avant l'impression de Gutenberg ou de l'automobile.

Meme dans les coins les plus recules du Monde, les jeunes s'envoyent des SMS, bien plus rapides que les trajets en vehicules dont la vitesse moyenne avoisine les 30 km/h.

 

Comme il y a deux ans, je reste sidere par le nombre de boutiques dans les supermarches d'Asie qui vendent des telephones mobiles, et meme aujourd'hui des Blackberry.

 

Au debut de mon sejour, on m'a donne une carte a puce indonesienne. Je me suis senti oblige de faire debloquer , pour la modique somme de 10 euros, mon vieux telephone, verrouille par l'un des 3 operateurs monopolistiques francais qui organisent la non concurrence en France .

 

Fier de posseder un telephone avec un numero indonesien (il faut trouver une boutique qui parle un peu anglais et sache effectuer l'operation software), je l'ai eteint pour profiter des journees a 30 km/h sur les routes indonesiennes....

 

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Aujourd'hui, le mobile est meme de la fete aux enterrements...

Les gamins pleurent...pas a cause du telephone

mais leur grand mere est partie en voyage

 

 

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 11:35

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J'ai trouve la destination ideale pour les vacances de la Toussaint, le pays Toraja.

 

C'est un beau nom qui pourrait etre espagnol mais se rapproche plus des Mangas asiatiques. Ce doux pays est situe au coeur d'une ile grande comme la Grande Bretagne. Certains autochtones, pecheurs de « fisse » parlent « englisse », une langue derivee de l'anglais.

 

Je suggere aux 500000 fonctionnaires de sa tres gracieuse Majeste de venir se mettre a la peche au travail dans cette contree. A raison de 30 eleves par classe, pile poil 500000 postes de professeurs d'anglais pourraient etre crees dans l'ile de Sulawesi. Dans cette ile indonesienne de 15 millions d'ames, on ne degraisse pas le mamouth. L'animal de reference est ici le buffalo !

 

Comme en Europe, il existe trois categories de fonctionnaires. En classe A, le fonctionnaire travaille benevolement. Il evolue en classe B pour etre occasionnellement paye a la vacation avant d'atteindre le summum d'une evolution professionnelle reussie et beneficier d'une remuneration mensuelle. Cette lente evolution est rythmee par le depart a la retraite des plus anciens de la classe C de sorte a limiter la depense publique.

 

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En cette periode de l'annee, nos amis britanniques ne seront que partiellement depayses par le climat ; il pleut autant ici qu'en Grande Bretagne. Petits bonus pour valoriser cette migration positive, la temperature reste sensiblement egale a 30 degres toute l'annee et les pluies sont plutot concentrees a partir du tea time ou dans la nuit.

 

On ne demandera pas a tous les nouveaux arrivants de se convertir a la religion musulmane. Si l'Indonesie est le plus grand pays musulman du monde, le pays Toraja est chretien. Tout le monde y vit paisiblement et les quelques frictions entre communautes chretiennes et musulmanes ne sont entretenues que par les militaires de Java, qui, lorsqu'ils viennent retablir l'ordre en Sulawesi, touchent une double ou triple paye.....

 

Autre particularite, similaire a celle des quartiers chinois du XXIII arrondissement de Paris, on ne meurt pas au pays Toraja. Le moment venu, on commence a preparer son voyage au Puya...

 

 

P1010290 Au D day (death day), vous quittez votre chambre (la maison typique comprenant la chambre des parents, la chambre des enfants et la salle commune), pour etre embaume et vivre avec la famille dans la salle commune, le temps que toute la famille cotise pour les funerailles et organise le voyage.

 

Cette vie au milieu de la piece peut durer plusieurs mois ou annees, le temps necessaire pour prevenir les proches qui sont parfois a l'autre bout du monde et pour accumuler les grains de riz necessaires a ce couteux voyage. Les villageois sont pauvres a longueur d'annee, plus pauvres que la moyenne nationale, mais ils sont riches, tres riches meme, le jour des funerailles.

 

Il arrive pour les familles les plus modestes, et compte tenu du delai pour son organisation, que le voyage soit « charterise ».Ce dernier terme n'est pas dans le dictionnaire francais mais est habituellement utilise quand il s'agit de proposer aux touristes de partager les frais de location de vehicule selon les principes des vols charters « low cost ».

 

Une fois la famille revenue des quatre coins du pays ou du monde, tout le village se pare des plus beaux sarongs et pagnes pour assiter a la longue procession et fete du village qui durera, selon le niveau social, de un a sept jours.

Des dizaines de buffalos sont invites avec quelques cochons a accompagner le defunt . Ils constituent les offrandes de la famille et des amis ou ticket d'entree a ce vaste mechoui convivial de millionnaires....

 

Un buffalo coute entre un et trois millions de Rupiah.

 

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Et apres cette fete, tout le monde peut vous rendre visite ;

- aupres d'un arbre (si vous voyagez avant d'avoir des dents..., reserve au moins de 9 mois)

- aupres d'une falaise rocheuse (plus vous etes haut, plus haut est votre classe sociale)

- dans une grotte  (dans les troncs en bois, il ne vous reste plus que les os...)


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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 07:00

Cela fait un bail que je n'ai pas donné de nouvelles….Aujourd'hui, j'ai décidé d'arrêter de déconner et ne pas décevoir mes fidèles lecteurs qui me laissent des commentaires plutôt sympathiques et parfois étranges...

Au risque de décevoir Glavio, je suis heureux de n'être ni végétarien ni grindeur. Je ne mange pas de chien et j'évite de manger les salades de chez Mac Donald car "elles manquent de chien"…

lol ….comme dirait les jeunes.

Je crois que cette abréviation de "Lot of love" permet d'insulter son voisin et de s'excuser rapidement ou de dire qu'on n'à rien à dire. C'est plus classieux que "Cass toi pauv' con" .La langue française évolue avec internet et le régime d'hyper  communication dans lequel nous évoluons aujourd'hui.

 

Les dernières réactions à mon blog, le Waw était à la mode cet été... ;

"Waw, superbe blog, grand merci de partager les astuces, et notez que je suis complètement d'accord... J'insiste, votre article est réellement excellent, il me faut maintenant découvrir le reste de votre blog... NB : Ce blog me donne envie d'en mettre en ligne un aussi... j'espère que j'y arriverai !" ("faire part baptême" le 15/09/2010 à propos de "l'étape verte : Baguio, Sagada, Banaue")

"Waw, félicitations pour votre blog, je vous remercie pour votre partage et notez tout d'abord que je partage pleinement ce point de vue. Permettez-moi d'insister, votre travail est réellement excellent, votre blog m'a ouvert les yeux... Merci encore !" ("parions" le 16/07/2010 à propos du " film X du blog")

"Waw, sympathique site, je vous remercie pour les astuces, et je suis pleinement d'accord avec vous ! J'insiste, votre site est vraiment bien bon, je songeais à tout ça en + la semaine dernière... NB : C'est mon 1er commentaire ici et je reviendrai régulièrement sur ce site !" ("Tuyau" le 16/07/2010 à propos des " kangourous marins")

"Bande de sale fils de pute d'humain! Laisser les animaux trankil! On va exterminer la race humaine à grand coup de GOREGRIND! Un grindeur végétarien" ("Glavio" le 02/07/2010 à propos de "Dalat, une ville qui a du chien")

 

Je n'ai pas pris de vacances d'été car depuis peu, j'ai pris les commandes d'un projet qui ne réussissait pas à décoller.

 

Ce n'est pas un projet aérien ni d'agrément de voyage. C'est un projet souterrain d'aménagement d'un tunnel routier pour faire en sorte que les conducteurs bloqués par l'incendie d'un camion puissent être évacués par les pompiers avant de mourir étouffés par les fumées. Mon objectif est de mettre en place une ventilation renforcée pour que l'épais nuage de carbone sorte à l'air libre sans emprunter le chemin des issues de secours que les usagers motivés doivent utiliser.

Accessoirement, cette installation permet de chasser en bout du tunnel  les nuages invisibles du carbone dégagé par les véhicules bloqués par les traditionnels bouchons des départs en vacances. Cette fonction est dite "sanitaire" . Elle vous permet de ne pas mourir asphyxié et d'arriver sur la cote d'Azur, déjà légèrement bronzé mais vivant.

 

Après trois mois de dur labeur, je désespère de voir le projet décoller. Je constate que les gens sont plus disposés à utiliser l'outil informatique que le tournevis. Avant de pouvoir utiliser le tournevis, il faut écrire une procédure qui doit être validée par un homme qui n'a jamais utilisé une clé autre qu'une clé USB et craint qu'en utilisant un tournevis, nous provoquions une explosion nucléaire !

Ch'te jure mon ami Pierrot : la maitrise d'œuvre nous a écrit une note de 27 pages avant qu'elle ne nous autorise pas¹ à poser 100 mètres de chemins de câbles dans une galerie technique ! Une autre note de 27 pages pour prouver que si on coupait un disjoncteur la baisse de luminosité sur 100 mètres dans le tunnel serait acceptable ! J'imagine ton bonheur de voguer sur les calmes cours d'eau d'Aveyron….

 

A l'ère du développement durable et de l'écologie, nos forêts sont menacées par la connerie.

 

C'est avec un immense plaisir que je vois la date de décollage arriver pour mes vacances d'été.

 

Faut pas déconner.

 

 

¹ ne nous autorise pas = interdire....oui, oui   mais je te rassure, Pierrot, le chemin de câbles est aujourd'hui posé au grand désespoir de la maitrise d'œuvre qui ne comprend toujours pas qu'on ne réalise pas une centrale nucléaire mais un réaménagement de tunnel. 

Je comprends encore mieux les retards de 3 ou 5 ans sur les chantiers des centrales nucléaires de Finlande ou de Normandie ou du tunnel du Top !

 

 

Pour illustrer cet article, je vous laisse lire cet article de fr.voyage.yahoo.com sur les pires pistes d'atterrissages au monde.

 

Si vous n’aimez pas l’avion, il y a comme ça quelques destinations à éviter. Parce que l’aéroport a été construit par des petits rigolos qui se sont dit que plus tard, quand Internet arriverait, ça ferait des images un peu flippantes à montrer dans un top. Ils avaient raison.

 

1. Aéroport Princess Juliana, Saint-Martin (Antilles néerlandaises) : célèbre pour sa piste très courte, juste au bord de l’eau, avec une approche très basse à 10-20m au-dessus de la plage.

2. Aérodrome de Courchevel (France) : au milieu des montagnes des Alpes, et une piste avec une pente de 18.5° réservée aux pilotes experimentés.

 

3. Aéroport de Gibraltar (Gibraltar) : la piste de décollage et d’atterrissage est en centre-ville et croise (avec un passage à niveau) une route empruntée par des automobilistes. Une des plus embouteillées de la ville donc.

 

avion3.jpg

4. Aéroport Tenzing-Hillary, Lukla (Nepal) : classé comme l’aéroport le plus dangereux du monde par la chaine History Channel. C’est aussi celui de la ville d’où partent la plupart des aventuriers qui veulent grimper l’Everest. Ca donne envie comme ça non ?

   

5. Aéroport international Don Muang, Bangkok (Thaïlande) : regardez de plus près la vue aérienne ci-dessous, et vous verrez un parcours de golf de 18 trous entre les 2 pistes. Il s’agit de ne pas se rater sur le swing…

 

avion5.jpg

6. Ice Runway (Antartique) : signifie littéralement « piste de glace », car elle est construite sur la banquise. C’est aussi stable que du béton … et on peut sortir un peu de la piste, pratique..

 

 

7. Aéroport Juancho E. Yrausquin, Saba (Antilles néerlandaises) : une des pistes les plus dangereuses du monde : très courte, et entourée par la montagne d’une part, et des falaises d’autre part.

 

 

8. Aéroport de Congonhas, Sao Paulo(Brésil) : situé en plein coeur de la ville, à quelques kilomètres seulement du centre-ville.

avion8.jpg 

9. Aéroport de Funchal, île de Madère (Portugal) : la piste a été agrandie en septembre 2000 … sur la mer ! Avec un pont, sur 180 piliers de béton.

 

avion9.jpg

10. Aéroport du Kansai, Osaka (Japon) : construit sur une île artificielle en 1994 (7 ans de travaux). Alors qu’il a résisté à de nombreux tremblements de terre, certains analystes du réchauffement climatique ne lui donne pas plus de 50 ans d’espérance de vie…

 

avion10.jpg

 

Sources :

http://fr.voyage.yahoo.com/p-promotions-3359807

crédits photos (creative commons) : Mike Roberts, Tony Evans, Fernando Stankuns, Peter Robinett, Pia L, mrhayata

 

 


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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 23:31

 

http://farm5.static.flickr.com/4065/4674564428_6ff0f179db_m.jpgWalt Disney a dû fumer un joint quand il a pondu l'histoire des 101 Dalmatiens. 

Le croate-vous ou non, je me suis déplacé jusqu'en Dalmatie et je n'ai pas vu la queue d'un chien tacheté en noir.

Je n'ai vu que ce stoïque lion de Trogir sans tache et sans queue, ce qui a valu à la ville d'être classée au patrimoine mondial de l'Unesco. 

 

C'est la seule histoire extraordinaire histoire d'un voyage plutôt bleu au centre des îles de Kornati. 

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Afficher Petite croisière en Croatie sur une carte plus grande

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http://farm5.static.flickr.com/4010/4673885603_80a7c9e500.jpg 

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http://farm2.static.flickr.com/1272/4674533152_a9efed2ff4.jpg   http://farm2.static.flickr.com/1308/4673917431_57e4e83db5.jpg

http://farm5.static.flickr.com/4068/4680624036_8c2ced34fd.jpg

 

   

Je n'étais pas dans l'avion mais sur le bateau ...c'est beau le progrès technique

 

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 19:38

 

 

   En écrivant cet article, je me suis rappelé aux bons souvenirs d'un album "le vélo volant" (1979) d'un artiste belge original et d'une de ses chansons "Le pet". Après avoir écouté les deux extraits ci-dessus que vous pouvez écoutez, si vous cliquez ici, vous pourrez écoutez l'album en entier de Julos Beaucarne. C'est assez loufoque, original, poétique....et bientôt classé au patrimoine mondial de l'Unesco si la Belgique disparait ! 

http://farm4.static.flickr.com/3405/4624525606_1f1c6bf659.jpgEn cliquant www.goodplanet.org ou directement sur www.actioncarbone.org, je me suis amusé à aller voir combien pesait  en CO2 mon voyage aérien aller-retour Paris-New-York.

Pour une distance inter-city de 5839 km,  je suis heureux de vous informer que j'ai certainement rejeté plus de carbone qu'une vache espagnole pendant toute sa vie : 2569 kg de CO2 pour mon petit aller-retour.

En y allant en voiture, le jour ou le tunnel  entre la Place de a Concorde et Wall Street sera achevé, je pourrai réduire de 20% ce chiffre étonnant mais cette amélioration ne se terminerait pas en 69 mais en 94, 2094 kg.

Est-ce que cette différence entre l'avion et l'auto est vraiment vraie ? Comment sont pesés les taux d'occupation et les performances de rejets des véhicules ? That is another question.

 

http://farm2.static.flickr.com/1337/4609436493_e1ff0069ea_m.jpgUn aller/retour Paris-Brest (505 km) n'aurait pesé que 296 kg en avion et 176 kg en voiture.

Il vaut donc mieux aller à Brest qu'a New York !

En faisant un petit calcul de tête, du style 5839 / 505 x 296 = 3422, élémentaire mon cher Watson..., je soupçonne le concepteur du logiciel de calculs de pets aériens, terrestres ou pédestres d'être pro-américain ou anti-breton.

En tous les cas, il n'a pas fait math sup....

 

http://farm5.static.flickr.com/4002/4613410698_79765f729e_m.jpgPetit nota pour mes amis qui se sont arrêté à la mathématique élémentaire et me reprochent d'être parfois difficile à suivre, j'apporte le complément d'information suivante. Si pour un trajet de 505 km, je rejette 296 kg de pet de vache bretonne, pour un trajet de 5939 kg je devrais rejeter 3422 kg de pet de vache bretonne.

L'amerloque, concepteur du biniou de calcul de pets, nous persuade qu'en allant aux USA, on ne rejette que 2569 kg de pets de vache américaine.

Les vaches américaines seraient-elles plus propres que les vaches bretonnes?

 

Nonobstant cette incohérence mathématique, j'ai poursuivi ma séance d'auto-flagellation de responsabilisation écologique en pensant amèrement à tous les litres de pétrole qui n'iront ni dans le réservoir de mon avion, ni dans celui de ma voiture et que les américains sont en train de "shaker" avec des anti-polluants pour en faire une sorte de Coca Cola light adapté à la faune du golfe du Mexique.

 

Apres les kilos, notre site marchand « actioncarbone », nous transforme les kilos en affreux euros....

« Les 2569 kg représentent 1,4 fois ce que la terre peut supporter par habitant pour supporter l'effet de serre et 51,38 euros  (17,46 euros après déduction d'impôts). »

Pour aller au Paradis, vous êtes donc invites à compenser votre péché, en versant 51,38 euros au Créateur Bienfaiteur de ce site.

Si vous vivez dans un Etat moderne, démocrate et écolo, il pourrait vous être rembourse 33 euros.

 

Ce site est génial et je vais créer le site www.actionoxygene.com .Je vous donnerai le nombre de litres d'air que vous aller consommer dans la journée. Comme le cure de campagne, je vous demanderai donc quelques informations indiscrètes; heure du réveil, nombre de pets effectue la veille, activité prévues, etc.  

Vous me filerez l'oseille qui va bien pour que je gagne un maximum de blé et que les vaches de mon manoir breton

pètent plus haut que celles de YAB, Yann Arthus Bertrand !

 

Je dédie cet article à mon ami Pierrot qui roule comme un heureux avec son 4x4 japonais ou chinois vers une retraite de bienheureux !

http://farm5.static.flickr.com/4048/4628159758_6708556f4d.jpg 

 

 

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