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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 15:19

Samedi 2 août est un jour à marquer d'une pierre blanche. Ce fut ma première journée noire. Je noirci le paysage qui est plutôt vert comme moi en fin de journée quand j'ai regagne mon charmant hôtel, le Baru Hôtel de Bondowoso.

J'avais pourtant suivi les conseils du Routard qui préconise l'ascencion du volcan Kawah Ijen par le cote ouest plutôt que par le cote est.

A Cemoro Lawang, j'avais déjà eu un mal de chien a charteriser un 4x4, terme très snobinard du Routard pour dire partager a plusieurs les frais de location d'un véhicule, pour faire le Bromo. Le Bromo est déjà fait depuis plusieurs siècles mais moi, je n'en avais pas encore fait le tour comme la majorité des pèlerins qui viennent se refugier le temps d'une nuit au bout de ce haut village perche dans la montagne.

Les volcans sont tous situes en altitude, ce qui signifie qu'il faut monter en général par des routes typiquement indonesiennes. Le type de route qu'on rencontre souvent a Sumatra même dans les vallées. Elles ne sont pas pavées, mais on pourrait très bien y organiser un Paris Roubaix, la course serait très spectaculaire avec moult crevaisons et chutes dans les bas cotes.... Mais le cyclisme n'est pas encore très populaire ici. Zidane est très celebre en Indonésie et il est dommage qu'il ne fasse pas de vélo.

A Bondowoso, les touristes sont beaucoup moins nombreux qu'au Bromo. Kawah Ijen est réserve aux gens qui prennent le temps ou a ceux qui prennent le package touristique Bromo-Ijen en 2 jours, réserve depuis une grande ville comme Yogyakarta par exemple. Comme je ne concours pas aux 24h du Mans, j'ai pris le temps d'arriver dans la charmante ville de Bondowoso, à 45 kilomètres de Ijen.

Levé de bonne heure et de bonne humeur, en sortant de l'hotel, je trouve une carte détaillée du coin pour aller en moto vers ce celebre volcan, ou il ne faut pas faire le faux pas qui a été fatal a une française en 2006. Il y a mille façons de mourir et malgré son originalité ou son exotisme, je plains sincèrement son mari qui a vu disparaître sa femme. Cette sordide histoire ne m'avait néanmoins pas refroidi d'aller voir les eaux bouillantes et turquoises et de respirer quelques vapeurs sulfureuses du volcan.

Etant presque le seul touriste dans cette ville de 150000 ou 500000 habitants, a défaut de charteriser un 4x4, je décide de charteriser un scooter. La division du prix est plus simple...À Bondowoso, la division est d'autant plus simple à faire que le prix de location n'est même pas dérisoire, il est nul. Les motos courent les rues mais aucune n'est en location ! Apres mes vaines recherches principalement gestuelles assorties de gribouillis sur mon précieux cahier de poche, j'ai couru au terminal de bus. Ce n'est pas a proprement parle un terminal car nous ne sommes pas au fond d'une vallée ou au bout du monde, mais toutes les gares routières s'appellent ici Terminal et les gares ferroviaires, Station. A Bondowoso, il y a aussi une station mais les trains ne viennent plus ici.

Malgré, le retard pris, il est 9 heures et un bus s'apprete a partir vers le village de Sempol qui est annonce par le chauffeur a 1h15 de Bondowoso. Mais le bus n'est pas encore plein et j'attends ¾ d'heure avant de partir. Avec tous les arrêts pour prendre un colis par ci, prendre un passager par la et faire le plein d'essence, j'arrive a Sempol vers 12h30.

Trop tard pour continuer ; les nuages sont déjà la, j'ai encore après Sempol environ 2 heures de trajet pour atteindre Paltuding et monter sur le cratère et les travailleurs a la Zola du volcan terminent leur journée vers 13 heures. Je ne verrai donc pas les porteurs de soufre du volcan  qui n'en n'ont pas plein le dos de porter sur 20 kilomètres par jour des sacs de 80 kilos de soufre.

Apres une pause pipi de 10 minutes dans la très belle vallée de culture du café de Sempol, je prends donc le dernier bemos qui descend (le service de bus n'est pas assure l'apres midi...) vers Bondowoso. Et j'en ai plein le dos de mes 90 kilomètres de bus en 7 heures sur les routes pourries de cette satanée montagne.


La fin de journée s'est très bien passée a Bondowoso ou un jeune papy hollandais de 75 balais m'a invite a partager le repas familial (et les bières....très difficiles a trouver dans les restaurants - il faut aller les acheter dans un supermarché) avec ses enfants et petits enfants indonésiens. Depuis sa retraite de l'armée à 55 ans, il a voyage depuis 20 ans dans beaucoup de pays avant de trouver, il y a trois ans, sa femme indonésienne, ses enfants et ses petits-enfants. Il est connu comme le loup blanc car il est le seul blanc de cette contrée et ce n'est pas un renard. Et pour se faire encore plus remarquer, il met un point d'honneur à faire sa balade quotidienne avec son vélo hollandais et non pas avec les velos-poussettes indonésiens, les becaks.

Je terminerai par vous donner une astuce pour aller a Ijen simplement en evitant le cahin-caha des bus indonesiens et en utilisant un autre sport tres pratique en indonesie, le surf...

Vous pouvez meme surfer une bouteille de biere Bintang a la main! La grande classe!  Tapez sur www.google.fr puis "Ijen" ou plus rapidement en cliquant ici



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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 05:42

J'ai lu qu'il y avait 700 km de bouchons en France. Si cela peut vous reconforter, en Indonesie, il n'y a pas plus de bouchon que de vin...


Juste une file non pas indienne mais indonesienne de jeeps Toyota ou Mitshubichi pour amener une centaine de photographes amateurs - peu de japonais mais beaucoup de francais et quelques indonesiens - a 3 heures du matin assister au lever du jour et du soleil sur le volcan du Bromo (2329 m) avec en toile de fond le volcan Semeru (3676m) qui crache ses poumons toutes les 30 minutes environ. Fumer en Indonesie n'est pas que le seul apanage des hommes, la Terre est aussi de la partie.
Et des docteurs, appeles vulcanologues, veillent a sa sante mais n'ont pas encore trouve la profonde raison de sa toux chronique.
Les indonesiens tentent de le reconforter en lui lancant des fleurs mais je crois qu'il ont surtout peur qu'il ne s'eleve encore plus haut et lui font des offrandes.





Je me suis donc leve a 3 heures du matin pour atteindre mon deuxieme objectif apres le Borobodur, assister au lever du soleil sur le Bromo. Je suis heureux comme un Bouddha mais je n'ai pas danse la javanaise sur la crete du Bromo, de peur de tomber dans le cratere.
Il ne faut pas trop rigoler et faire attention ou l'on marche. C'est plus dangereux que l'absence de plaque d'egout sur les trottoirs a Medan ou a Bondowoso ; un francais a glisse vers le cratere sulfure et chlore du volcan Ijen...Ce n'etait pas Jacques Chirac mais il a fait pschiiitttt...




Comme je tiens particulierement a la vie, je suis reste sur les chemins balises. Apres mon retour a l'hotel et ma petite douche foide matinale, j'ai ete dire "au revoir" aux gamins de l'ecole primaire de Cemoro Lawang avant d'entamer ma descente dans la vallee a pieds.
 
3 heures de marche, sac au dos et sur le ventre, j'ai marche au milieu de cette somptueuse vallee au calme reposant.


Ou presque, car je n'ai jamais rencontre autant de gens en si peu de temps.....


Une centaine de "hello Mister" a salue le marcheur solitaire !

L'un deux a commence a me serrer la main puis un deuxieme puis un troisieme....Je me croyais lance dans une campagne...electorale americaine!
L'adjudant chef etait jaloux...et j'ai arrete ce petit jeu. Je laisse Sarko venir me remplace ici dans 4 ans!
Comme quoi il il y aussi un chasse-croise sur les routes indonesiennes a la fin juillet, debut aout!


N.B. : toutes les autres photos en grandeur nature en cliquant ici ; voir les photos!

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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 15:18
Vous avez ete nombreux a vous plaindre de la longueur de mes films. Je ne suis pas le General de Gaulle mais je vous ai compris!
Je vous edite donc des films encore plus courts de ma visite au supermarche du coin, style monoprix. Cela se passe au dernier etage.

 








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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 14:19

Je ponds, telle une poule indonesienne perdue au milieu d'une riziere, cet article apres celui sur Yogjakarta.

Cela ne correspond donc pas au deroulement chrono-logique de mon parcours...C est n'importe quoi!

Je fais donc comme les indonesiens qui editent parait-il des lois pour ne pas les respecter ; pour s'en convaincre, il suffit de voir comment le code de la route ou la legislation sur le temps de travail sont respectes (40 heures theoriques ici mais quand je vois les chantiers en activite le soir ou le dimanche, je me permets effectivement de douter du respect des lois).

Cela desole certains indonesiens mais je prends un certain plaisir a cette vie harmonieuse et paisible ou tout va bien "Mister".

Et contrairement a ce que j'aurais pu craindre d'un voyage en solitaire, je ne m'ennuye pas.

La vie de SDF est parfois difficile ; faire et defaire ses bagages tous les jours ou presque, chercher un toit pour s'abriter des pluies diluviennes qui n'arrivent pas, marcher seul et devoir repondre aux sempiternels "Hello Mister", affronter les parties d'echec de joueurs inverteres, ...

Mais heureusement, tout se deroule parfaitement bien ; je maitrise parfaitement l'arrangement des sacs dans les sacs , je trouve toujours une chambre avec un point d'eau pour ronfler paisiblement, je rencontre suffisament d'indonesiens ou de voyageurs du monde pour partager de bons moments, je gagne quelques parties d'echec, ...

Et j'arrive meme a rattraper le temps non perdu pour completer la description de mes etapes afin de faire remonter la note de mon blog qui est passee sous la moyenne le temps d'un instant seulement.

Apres mon long discours sur la javanaise, je vous laisse savourer mon Mie Goreng indonesien de la fin du mois de juillet et mes premiers pas a Java.

Jakarta

A Padang, je me suis leve le matin a 5h pour prendre le matinal avion de 8h00. Il est parti a 9:50!

Jakarta est une ville impressionnante. Je n'ai jamais vu de ville pareille avec des avenues ou autoroutes au milieu de quelques quartiers d'affaires qui ont tendance a tuer les petits quartiers pauvres.

Je suis entre dans un superbe hotel, le Mulia. Un palace de 36 etages d'une richesse inouie digne des standards europeens avec un service de gardiens equipes (portique de detection a l'entree, glace pour regarder s'il n'y a pas de bombe sous le taxi,...). Je voulais aller au spa mais c'est reserve aux clients qui payent entre 243 US dollars et 383 US dollar la chambre a prix discounte! La richesse et la parade des clients huppes qui sortent en tenue de soiree est presque impensable quand, a 100 metres de la sortie de ce palace, des jeunes mendient sur les avenues.

C'est le paradoxe de ce pays ou le luxe des grands magasins de style Cartier se pose sans complexe au centre d'un quartier avec des boutiques de style "Bouiboui", marque non encore deposee. Ici les magasins Carrefour sont des lieux de visites et d'achats presque luxueux.

Le bruit des motos et des bagnoles est tuant. La circulation infernale. Je n'y pas laisse ma peau mais j'ai rencontre une francaise au visage bien tumefie qui avait fait un salto arriere avec un becak qui voulait eviter prestement eviter une voiture ; cette figure n'est pourtant pas au programme officiel des danses traditionnelles indonesiennes!

Cette immense ville bien polluee baigne dans un impressionnant nuage roux dans qui agresse bien les yeux. Il faudrait presque faire comme les employes du fumeux temple chinois Dharma Jaya Bakti ; porter un masque de plongee!

La ville est tellement grande que pour aller quelque part, il faut necessairement prendre un moyen de transport ; bus de Jakarta jusqu'a 22 heures - en fait une sorte de RER car ici il n'y a pas de metro - une seule ligne aerienne en contruction pour rejoindre l'aeroport a la ville, bus traditionnel indonesien plutot populaire, taksi collectif, taksi individuel , bajaj ( tricycle a moteur) officiels ou non, ou moto. Le choix du mode de pollution est donc vaste.

Il est plus agreable de visiter les villes indonesiennes le dimanche ; il y a moins de bruit et de pollution mais quand meme suffisamment d'activite pour ne pas mourir d'ennui. Une autre particularite indonesienne est la quasi absence de temps morts. La vie commence tot vers 5 heures et s'essoufle vers 22h. Mais beaucoup de centres sont ouverts 24h/24 , des chantiers de construction travaillent tard la nuit voire le dimanche, des restaurants de bords de rues ou de routes veillent jusqu'a 5 heures du matin et les boites de nuit font aussi boites de jour, ouverte du vendredi soir au lundi matin !

Les indonesiens aiment bien sortir faire la fete en boite. Pour ma part, je me suis contente d'aller dans le "Manchester Cafe bar" ; extraordinnaire machine a pub pour que les indonesiens achetent des tee-shirts du club de football anglais. L'entree est a 60000 Rp soit 6 euros - tres chere car la biere, deja chere, est a 20000Rp dans les restaurants-bars. Le volume de la musique rock est pousse a fond : la seule chose a faire est d'ecouter la musique ou le groupe, regarder les supers films de pub dedies aux Champions du club de foot et...consommer encore une biere a 60000Rp.

Circulez, il n y a rien a voir pourrait etre la devise de la ville.


Le vieux Jakarta n'a conserve presque aucune trace de son histoire coloniale neerlandaise si ce n'est un pont levis, le superbe cafe Batavia, un peu cher mais tres agreable pour faire une pause, et les canaux ; ils voulaient se sentir chez eux certainement mais aujourd'hui ca sent bien l'odeur des egouts....Pourtant des gens habitent le long de ces canaux dans une odeur pestilentielle et nauseabonde!


Bogor

Mieux vaut donc sejourner a Bogor a 60km de Jakarta, soit en theorie 3/4h ou 1h1/2 de train . Retard au depart de 3/4 d'heure, arret pour reparer la climatisation puis arret a nouveau mais plus court pour regarder passer les trains peuvent transformer ce petit trajet en grand voyage...

Mais c'est sympa de trouver cette petite ville residentielle plus fraiche et moins polluee que Jakarta.


En m'y prenant une semaine a l'avance j'aurais pu visiter le palais d'ete de Sukarno, le premier president de la Republique qui aimait les poulets comme tous les indonesiens mais aussi les biches. Cela vaut le coup de faire plus de 10000 kilometres pour voir autant de biches qui se reproduisent dans ce grand parc depuis 1949...Je n'ai pas assiste aux scenes de reproduction mais ici Louis de Funes aurait ete heureux comme un pape.

Je n'ai pas compte toutes les biches ni toutes les especes vegetales du jardin botanique ; 12000 essences ...non polluantes, jalousement gardees par de celebres botanistes tellement amoureux de ce jardin de 100 ha que certains d'entre eux ont choisi de reposer pour l'eternite dans un petit cimetiere au milieu de cette verdure. Il y a peu de fleurs si ce n'est quelques orchidees parmi les nenuphars geants "Queen of the night", ainsi denommes car ils ne fleurissent que le temps d'une nuit.


Mon visa indonesien n'est valable que 60 jours (meme pas deux mois comme le precise l'ambassade a Paris..)et je n'ai pas encore l'eternite pour rester en Indonesie . Je ne suis reste qu'une matinee avec une bien agreable pause the au gingembre dans le cafe Daunan.

Les lignes regulieres de bus ne s'arretent pas en cours de route vers Bandung, J'ai donc pris des angkots (nom des petits taxi locaux) pour me faire deposer sur le bord de la route au col de Puncak qui domine une vallee assez verte et sympathique. Sur les photos ca ne donne pas grand chose et je vous invite a venir voir de vos propres yeux....En vrai routard, j'ai traverse des champs de the avant de retrouver le bord de la route et les petits routiers ou j'ai savoure un Nasi Goreng avec ...du the.


Apres cette apres midi champetre, un bus executive de course m'a emmene en deux heures top chrono a Bandung. J'aurais bien voulu accrocher ma ceinture quand le bus doublait tantot a droite, tantot a gauche sur l'autoroute a deux voies de la banlieue de Bandung. Je jubilais neanmoins de voir qu'un vehicule indonesien peut depasser le 60 km/h pour atteindre une vitesse de croisiere de 100 ou 110 km/h !



Bandung

Je me suis arrete a Bandung pour visiter les monuments Art deco. Je suis un peu decu mais la ville est quand meme sympa et j'ai joue aux echecs. Les indonesiens jouent beaucoup aux cartes mais aussi aux echecs.
                                           
Lorsque j'ai rejoint a pieds le centre ville depuis le terminal de bus, un "Hello Mister" suivi d'une conversation "indo-inglice" (l'accent ici n'est pas "ingliche" mais "inglisse"...; a titre d'exemple, on ne dit pas un "fiche" pour le poisson mais "ikane" en indonesien et "fice" en anglais) s'est tranforme en une invitation a jouer une partie d'echec.

Cela fait 20 ans que je n'ai pas joue. Une premiere partie au Lac Toba m'a vite rappele les regles de protection des pieces. J'avais donc rapidemment perdu ma Dame et, malgre une defense acharnee, la partie.

Mon arrivee a Bandung a ete triomphale.J'avais bien commence la partie puis je me suis prendre quelques tetes pour quand meme reussir un dernier assaut et un echec aux indonesiens. J'etais aussi heureux que les indonesiens tres contents de trouver un adversaire de poids.

J'ai perdu en un mois, cinq kilos mais je garde la forme et le moral est au beau fixe !

Apres cette victoire, j'ai decline leur invitation pour une deuxieme partie : il se faisait tard et je devais trouver une chambre. Mais j' ai accepte de revenir le lendemain pour une nouvelle partie.

J'ai a nouveau ete accueilli comme un prince non anglais avec cadeaux de bienvenue ; the, bintang fraiche et petits entremets. Un vrai moment de bonheur partage.

J'ai perdu une puis deux puis trois parties d'echec avant de repartir moins triomphalement vers mon hotel. La vie indonesienne est parfois ingrate....



Le lendemain je decidais de faire echec aux tarifs des tour-operateurs que je trouve un peu trop chers. J'ai donc decide de faire seul et par mes propres moyens un tour comprenant la visite d'un volcan actif a Perahu et un bain dans les sources chaudes de Ciater a 35 km de Bandung.

         
Details de mes depenses ; (10000 Rp= 1 euro environ)
angokt 14000 (l'angkot est un mini bus collectif tres pratique et peu cher)
sources chaudes ; 42000 avec bathroom privative !
repas dans les sources chaudes 33000
pourboire pour la gratouille a la pierre ponce dans la piscine 4000
glace 15000
8 km en scooter 30000 negocie 10000 mais c'etait encore presque trop cher
entree du volcan 35000
angkot Lembat 5000
angkot vers bandung 5000

soit environ 160000 au lieu des 300000 vendu par personne...J'ai gagne ma journee!



Le train train Bandung - Yogyakarta:

Train executive class de 8:00 am pour arriver a Yogya a 16:18.


Incroyable journee;


* les horaires ont ete respectes


* le confort extraordinaire (air conditionne , repas servi et de la place pour mes jambes de routard...)


* le train est un super moyen de voir le paysage ,mieux que le bus

* une rencontre avec un hollandais qui est ne dans les annees 50 ici et qui revient voir le pays de son arriere arriere-grand-pere avec son fils. Mais il ne reconnait rien car il avait un an et demi quand il a quitte le pays et qu'il ne reste quasiment pas de sites de l'epoque coloniale (les asiatiques n'ont pas la
meme notion de conservation que nous)

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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 12:52

J'ai reussi a telecharger deux mini videos! Ce n'est pas un travail d'artiste certes ; je pense que Rohmer fait de meilleurs films mais il a beaucoup plus de moyen et il n'a jamais filme les cascades de Sipisopiso entre Berastagui et Prapat, un beau point de vue sur le Lac Toba.

Le deuxieme film est encore plus long et ne dure pas les 7 heures de trajet entre Bandung et Yogyakarta. Je vous ai epargne ce calvaire qui n'en fut pas un pour moi.

Profitez bien de ces 17 secondes de vue panoramique puis 28 secondes de voyage en train !

J'ai mis une heure a les telecharger ; un bon rendement indonesien....

Amities de Yogyakarta



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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 05:13

Non je ne vais pas ecrire un article sur cette pratique sportive que je ne pratique guere ; cela ferait une faute d'orthographe dans un titre de mon blog.

Je ne vais pas parler non plus des yaourts vendus par Danone dans les supermarches Carrefour indonesiens. Ces deux boutiques francaises sont bien implantees ici (je bois en permanence l'agua de Danone mais je vais rarement dans les Carrefour qui ne ressemblent pas a ceux de notre pays) et Yogya n'est pas une marque de yaourt.

Je consacre un article a Yogya qui se prononce "jodjia" comme me le faisait remarquer gentiment une charmante australienne avec qui j'evoquais mes prochaines etapes dans l'aeroport de Bandung. Elle ne connaissait pas Yogyakarta mais seulement Jodjia!Il faut dire que l'accent de mon anglais demande a etre perfectionne entre l'accent indonesien tinte d'origine typique francaise. Dans le pays je reconnais facilement l'anglais francais de l'accent australien...et quand je vois un grand blond sans chaussure noire mais avec une pinte de biere, je devine meme les tonalites de son accent et les variations musicales qui dependent de son degre d'ebriete! Les australiens sont des fetards...
 

Yogya est la ville la plus agreable d'Indonesie a ce jour. Les 12000 becaks a pedales contribuemt largement a une circulation douce dans la ville construite autour du 'kraton', le palais du sultan pacifiste (Il n'a aucune fonction depuis l'avenement de la republique mais reste tres ecoute dans le pays aussi bien par les gouvernements que par la population locale).Moins de bruit, moins de pollution qu'ailleurs; un reel bonheur qu'on a envie de briser en louant pour 50000 Rp une moto pour s'affranchir des distances et des tarifs annonces pour les trajets doux a 20000 Rp.

 

Mais soucieux de respecter l'art de vivre local, j'ai prefere m'enfoncer dans les ruelles ombragees de quelques quartiers de cette vaste cite qui s'etire en longueur (N/S) et en largeur (E/W) comme toutes les villes indonesiennes.

 

 

 

Pas de grandes hauteurs dans ce plat pays avec comme dernier terrain vague...Borobudur. Nous ne sommes pas en Belgique et les vagues de dunes ne sont pas vagues mais carrees, triangulaires, circulaires. Un site de toute beaute qui aspire a la contemplation voire au Nirvana. On ne peut pas bouder le Bouddha mais juste s'affranchir des bassesses de ce monde (aux premiers etages, a parcourir dans le sens des aiguilles d'une montre, un ensemble de fresques) pour monter vers les cloches purifiees (il n'y a plus de baratin ou de dessin) qui abritent les sages. Beaucoup en ont eu la tete coupee (malgre leur protection, la majorite des statues en a perdu la tete...) a regarder les nuages ou eruptions de soufre du volcan Merapi a l'horizon.

 

Le silence est d'or, le soleil de plomb et le paysage a couper le souffle de ce monument marque par le fameux Yang, le nombre 9 de la plenitude. Vous savez certainement comme moi que le ciel chinois a 9 plaines et 9999 coins...
Et point de mere Fouettard comme au Mont Saint Michel pour gacher le spectacle. Seulement quelques vendeurs de souvenirs a l'entree du site qui s'arrachent les quelques touristes pour tenter la vente de la journee a 15000 Rp.

Borobudur est la cerise sur la gateau de Yogyakarta, entouree par le point rouge de Merapi et le point blanc de Prambanan. Le drapeau indonesien est rouge et blanc. Il n'y a pas de point noir dans ce pays de toute beaute et d'une gentillesse extreme.

 

Comme tous les indonesiens, le Merapi fume....Et quand il allume son feu, mieux vaut de pas etre dans les parages. Tout comme il valait mieux eviter la visite du 27 mai 2006 du palais hindou de Prambanan (900 apres J.C.) . Un tremblement de terre de magnitude 5.8 a 6.2 a abattu les travaux de consolidations des annees 50 a 90 de ces temples  qui retrouvent un etat de ruine comparable a celui des annees 1890.

 

 

 

 

 

Et pour vous faire plaisir, un autre petit film sur les danses royales au son du grand gamelan. Un exercice de toute beaute qui vaut bien une messe bretonne le dimanche matin de 11 heures a 12 heures. Il y a moins de biniou, plutot des sortes de casseroles et une choregraphie impressionnante de maitrise de soi.

 

 

 

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28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 12:39
Armoirie a l'entree du palais du Sultan  de Yogyakarta


Un pays a toujours besoin d'une crise semble-t-il.

En France, autant que je me souvienne, depuis 1974, nous sommes en crise et ne voyons pas "le bout du tunnel" annonce dans les annees 80. Nous avons construit entre-temps le tunnel sous la Manche pour nous en sortir. On ne parle plus de sortir du tunnel, mais nous sommes toujours en crise.
Pour nous divertir de cette morosite, les medias mettent avant d'autres crises temporaires (la crise conjuguale du President, la crise du petrole, la crise des subprimes...) ou d'autres evenements "rejouissants" comme un destruction spectaculaire et hyper rapide de tours meme pas centenaires en plein coeur de New York, un petit tsunami par ci, un petit tremblement de terre par la , un attentat aerien ou terrestre contre des touristes.
On n'a pas encore vu d'attentat sous-marin mais la traversee de l'Atlantique sous les mers est encore reserve a des professionnels aguerris.
Ce qui est rassurant c'est qu'une crise disparait avant qu'une autre n'arrive. Des personnes se battent pour que le Monde se porte mieux et des fois cela porte ses fruits. Le meilleur exemple est peut-etre Kouchner qui ne portait pas un sac de fruits mais un sac de riz en Somalie ; et aujourd'hui, pour nous, il n'y a plus de famine en Somalie!

Crises politiques, economiques, diplomatiques...Je ne sais pas pourquoi mais je prefere le sketch de Coluche "c'est la crise" au journal tele. C'est pourquoi, je n'ai pas la television. Mon snobisme me porte a aller dans un pays qui a eu le droit en moins de 5 ans a un tsunami, un tremblement de terre et aux attentats de Bali pour y trouver un cyber cafe et piquer une bonne crise de rire , meilleure antidote contre les autres crises...

L'indonesien lui prefere une douce et permanente crise du sourire qui ne lui impose pas de trouver un cyber cafe pour piquer sa crise anti-crises! Et la balade du touriste est une rencontre permanente de tous les sourires de toutes les ethnies du pays ponctuee d'un sempiternel " Hello Mister".
Je n'ai pas demande a mes collegues feminines si cela se traduisait par un "Hello Lady"...La seule chose que je sais, c'est que les blondes font l'objet de beaucoup plus de photographies indonesiennes que moi.
Si le touriste est bienvenu dans toutes les populations, entre eux, la vie n'est pas aussi rose. Leur histoire est emaillee de jalousies plus ou moins exacerbees ; par exemple, pendant les troubles de la crise economique de 1998, le quartier chinois de Jakarta, symbole de la domination economique de cette ethnie, fut totalement brule par les indonesiens. Ce n'etait pas un defile aux feux de bengales qui avait mal tourne...
La devise du pays "la diversite ans l'unite" resume bien l'objectif de ce pays, unis dans sa diversite seulement depuis 1949. Apres le declin de l'empire romain local vers 1300 1400, appele empire Majapahit - car Rome est en Italie et Jakarta n'est pas a Rome - les 300 ethnies controlees plus ou moins par des sortes de royautes regionales ne sont pas toujours envoyees des fleurs mais certainement quelques pics.

Les indonesiens ont pique leur crise en 1998 comme nous en 1974...Dans les annees 70, ils avaient du petrole mais sans doute peu de voiture ou de centrales electriques au fuel ; ils n'ont pas subi la crise du petrole.
En 1998, ils ont mis a la porte leur President, le general Suharto, au pouvoir depuis 1968 apres une periode de lutte anti-comunistes qui fit entre 200000 et 500000 morts, dont beaucoup de chinois. Les derniers hollandais non communistes sont rentres au pays a cette epoque.
Trente ans d'embellie economique, essentiellement profitable aux patrons chinois et au clan de la famille Suharto dont la fortune est estimee a 40 milliards de dollars. Meme avec un dollar faible, cela represente quelques pailles de riz que peuvent lui envier les 40 % de la population qui est restee sur la paille a l'occasion de cette crise.

La Terre, de toute beaute dans le pays, a elle aussi pique ses crises ; tremblements de terre frequents dont celui de magnitude 6 sur 9 de l'echelle de Richter en 2006 et le celebre tsunami en 2004 bien plus ravageur que l'attentat de Bali en 2002 qui a marque les esprits et donne un coup d'arret brutal au tourisme. (les australiens venaient ici comme les francais vont en Belgique ou en Espagne)

Autant de raisons qui expliquent peut-etre la lenteur du developpement du pays.

Mais les indonesiens demeurent souriants et leur travail manuel de labourage dans les plaines ou de constructions dans les villes m'impressionne. Ils travaillent plus que nous mais gagnent moins. Je suggere que Sarko devienne le prochain President d'Indonesie pour que l'economie indonesienne redemarre sur les chapeaux de roues de becak non polluants.

Les caisses de l'Etat sont ici certainement vides mais les impots quasi inexistants et la TVA a seulement 10 %. L'Etat n'aide personne. Le semestre d'etudes coute 2 a 3 millions de Rupiahs (300 euros) et le jeune indonesien doit donc travailler pour etudier car c'est une petite fortune pour une large partie de la population.
Les indonesiens fument beaucoup y compris dans les lieux publics, mais l'attente dans les bureaux enfumes de la securite sociale n'existent pas ; il n'y a pas de securite sociale. Mieux vaut eviter de ne pas etre malade pour eviter la vente du scooter ou des maigres biens qui paiera une chirurgie lourde a 30 ou 150 millions (chiffre donne par un indonesien dont le frere est mort apres 6 mois de traitement d'un cancer). Plus encore que chez nous, mieux vaut etre jeune, beau, riche et en bonne sante!

Et malgre ce tableau, la crise semble plus douce a passer que chez nous. La difference essentielle est que par rapport a notre individualisme occidental, l'esprit communautaire apporte des soutiens et une aide pour que tout le monde ait sa chance et puisse vivre dignement.
Et il est surprenant de voir un chauffeur d'angkot qui ,c'est le moins que l'on puisse dire, ne roule pas sur l'or donner naturellement a l'occasion d'un embouteillage une piece de 100 ou 500 Rp a un des rares necessiteux sur le bord de route.




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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 15:06
Vous attendez des nouvelles de la javanaise....

Au risque de vous decevoir, la meilleure javanaise est gainsbourienne!


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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 12:58

Arrive le 29 juillet a Medan, je prends l'avion pour Jakarta et l'île de Java le 20 juillet en faisant le choix de ne pas faire le trekking de 10 jours  dans l'île de Siberut a la découverte des peuples primitifs, objets de régulières visites touristiques organisées.

Ce n est pas l'aspect zoo qui me rebute, un voyageur est toujours un peu voyeur et le touriste est également regarde un peu comme un animal bizarre ; il y a donc réciprocité et respect.

C'est plutôt une question de timing; je n'avais pas pris en compte les temps de transport assez importants dans les routes montagneuses de Sumatra et je préfère prendre un peu plus de temps a découvrir Java puis Bali et peut être Lombok.

Je n'aurai pas vu non plus la plus grande fleur du monde, la rafflesia près de Bukittinggi, mais j'ai vu de très belles petites fleurs et de très beaux paysages, lieux de vie d'un peuple très humain, chaleureux, cordial, souriant, sympathique, accueillant. ..En un mot extraordinairement gentil.

Il est bien dommage que le visa touristique indonésien ne soit pas supérieur a deux mois...et je dois respecter ma date clé du 26 août sinon mon ami planificateur en chef Jean-Claude va encore ricaner gentiment.

BUKITTINGGI
Apres Bukit Lawang, Bukit Linggi...Bukit signifie montagne. Bukit Lawang (porte d'entrée de la montagne) est un petit village au fond d'une vallée encaisse alors que Bukittinggi (hautes collines) est une ville dans une haute plaine entourée de collines volcaniques de tailles moyennes.

Apres quinze jours de balade dans les campagnes désertées par les touristes, et après le trajet épique en bus, j'ai bien aime retrouver un centre ville assez petit (150000 habitants) pour ne pas être trop bruyante et pas polluée par les engins motorises.

« Un coq ne pond pas d'œuf » dit le dicton minang. Et dans cette région pourtant musulmane, c'est la femme qui régente toute la famille (héritage, transmission du nom, ...). Elle conduit comme une grande la tête du cortège des maries et l'homme se retrouve hébergé chez sa belle-mère avant d'acquérir sa maison sur un terrain cède donne par la belle mère. Conséquence ou pas de cette situation, il semble qu'il existe une diaspora minangkabaus importante a l'étranger.

Le tour du pays en une journée est très intéressant, avec notamment la visite des maisons traditionnelles et ses toits en forme de buffle. Cet animal est adore a Sumatra. il a permis a l'île de gagner un combat historique contre un buffle javanais, enjeu d'une guerre qui opposait les deux îles. L'armée javanaise, mieux préparée et équipée, pouvait légitimement remporter cette guerre qui n'eut pas lieu. Les indonésiens sont vraiment très joueurs et aiment les paris.

Cette étape m'a permit de contribuer, le temps d'une excursion en scooter dans la vallée de Harau, a la pollution et a la destruction de la couche d'ozone. Le dérèglement climatique se ressent également dans cette partie du globe ; les saisons sèches deviennent humides et vice versa. On voit même des affiches a l'aéroport de Medan sur ce sujet sensible de protection de l'environnement. Mais pour passer aux actes, il faudra certainement attendre quelques années encore...

Toujours est-il que le lendemain de mon trek routier, il s'est mis à pleuvoir des cordes plutôt que des cordelettes ; tout baigne donc et il est prudent de ne pas laisser son sac par terre dans les chambres d'hotes situées de pleins pieds au rez-de-chaussée. Les maisons traditionnelles sur pilotis étaient ingénieuses...


MANINJAU
Une nouvelle fois, j'ai profite du folklore local avec 3h1/2 de bus pour parcourir 40 kilomètres.... Cherchez l'erreur...2 heures d'attente pour attendre en cours de route qu'un marche dans un village ne se termine et que le bus ne se remplisse avant d'entamer la descente et ses 44 virages en épingles a cheveux vers le lac Maninjau. Les vues plongeantes sur le lac doivent être sympathiques de jour et par beau temps...Je me suis contente de la vision de l'anneau de lumière en périphérie du lac et d'arriver au son des grillons dans ma chambre d'hote avec accès direct au lac.

J'ai fuis les averses de Bukittinggi pour me retrouver dans la cuvette de Maninjau. Je n'y ai pas vécu une sulfureuse histoire d'O mais une bath histoire d'eau. Apres un super petit déjeuner le jour du marche, j'ai tente, entre trois averses, de battre le record de lenteur pour faire en scooter le tour des 70 kilomètres du lac en 6 heures. Je ne voulais pas vexer le chauffeur de bus de la veille et être en harmonie avec les coutumes locales.

Il faut dire que je me suis arrête dans la sympathique demeure centenaire de l'oncle de Danil a Dangka Btunanggai, le temps de donner un cours de français avec mon guide du routard et d'être invite par ce pêcheur et sa femme a manger la cuisine locale par terre sur un coin de moquette. Je me suis bien tenu et j'ai déguste avec les mains tous les mets du jour.

Le soir, deuxième moment de bonheur, dans l'auberge Rame Café ou j'ai déguste l'excellent bartamak termine a la lumière d'une lampe a huile a la suite de la coupure générale du soir de l'EDF local.

Comme les nuages ne se décidaient pas à quitter les cimes des montagnes, j'ai décide de quitter ces montagnes et les lions qui rodaient depuis deux semaines dans la jungle pour sortir de cette cuvette et rejoindre le soleil et la cote de Padang.

Contrairement au routard j'ai préfère l'étape de Lac Toba, plus calme (moins de voiture et pas de mosquées) et avec un paysage plus vaste.



PADANG et BUNGUS BEACH
Padang n'est paraît-il pas Paname. Et pour fêter la fin des pluies, je suis allé directement à 10 ou 20 kilomètres au sud de la ville de Padang pour piquer ma première tête dans l'océan indien, à Bungus beach.

Un nom très  touristique pour une petite plage avec bungalow donnant d'un cote sur la plage et de l'autre sur une petite route. Ce n'est donc pas un paradis mais cela permet de faire une étape de routard en dehors d'une ville.

Au programme, journée snorkelling et baignade sur les îles de Pagang et Sironjong. Apres une heure de trajet, le moteur toussotant de la pirogue de mer a rendu l'âme.  L'opération poisson s'est transformée en opération pagaye...avec retour au bercail au ralenti. Pour me remonter le moral,  je retiendrai les dires négatifs des routards  qui me précédaient; la petite plage de l'île Sironjong est envahie de détritus de toutes sortes et tous les coraux sont morts.

J'ai passe mon dernier jour a Sumatra dans la petite ville de Padang, une ville de bord de mer comme Rio de Janeiro. Il y a certes une promenade avec des palmiers mais je n'ai eu aucune envie de me baigner....Il n'y avait d'ailleurs aucun baigneur sur cette plage jonchée de détritus avec une mer de couleur plutôt sombre et une odeur  suffisamment nauséabonde (il y a une zone industrielle dans la baie d'a cote) pour s'enfuir vite vers le petit centre ville légèrement pollue et bruyante. On m'a également déconseille de me baigner a Jakarta....Cela doit être la même chose a la puissance dix.
 

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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 12:52

En débarquant en Indonésie, j’ignorai tout du mode de vie indonésien; hormis Bali, la destination est peu touristique et pour tout avouer je pensai trouver des gens de type asiatique comme les chinois ou les vietnamiens ou de type indien que j’ai croise a l’ambassade avec pour les femmes une tache de peinture rouge au dessus de nez sur le front.

Je pensais également me baigner dans la mer tous les jours car l’Indonésie comporte pas moins de 5000 îles.

Et depuis trois semaines que je suis la, je n’ai pas pris un seul bain ni vu une dame avec la petite boule rouge....

 

En ce qui concerne la géographie, je n’avais prête attention qu’a la météo ; température d’environ de 30 degrés et pluviométrie limite a cette saison. Je m’imaginai suer a grosses gouttes tous les jours et piquer une tête rafraîchissante le soir venu.

Surprise également, la température est tout a fait supportable, entre 20 et 30 degrés, voire presque fraîche la nuit ou une légère couverture vers 4 heures du matin permet de terminer confortablement la nuit.

Il faut dire que mon trajet actuel traverse les sympathiques chaines de montagnes et vallées de Sumatra, plus grande surface du pays qui comprend selon le routard 30% de savane, 58% de foret dense appelée jungle pour faire rêver les touristes et 12% de parcelles cultivées.

Vu la carte et les 1500 km a 2000 km de long de Sumatra, je ne pensai pas que l’île était aussi vaste que cela. Avec l’expérience des transports en bus, je peux aujourd'hui affirmer que l’Indonésie est un grand pays; Avec des gens petits (j’ai la fâcheuse tendance de me cogner la tête dans certaines portes ou stands de commerçants dans les rues) mais aussi très Grands pour leurs qualités humaines.

 

L’introduction étant terminée, je peux passer au coeur de quelques sujets de ma vie quotidienne tels que peut le ressenti le modeste voyageur que je suis dans ce pays beni d’Allah. Le nom de tranches de vie n’est peut être pas le meilleur mais il me plait et c’est un bon titre touristique.  Si après avoir lu l’article, vous n’etes pas satisfait, je ne vous rembourse rien du tout mais vous invite à me laisser en commentaire votre suggestion de titre pour cet article!

 

En hommages aux aventuriers du siècle dernier et de la croisière jaune en Chine, j’ai pris  un grand cahier jaune pour mettre noir ou bleu sur blanc, selon la couleur de mon stylo, mes petites aventures pendant mes temps d attente ou de détente, en général dans des bars ou non loin des arrêts de bus.

Apres il y a tout le travail d’édition ; frapper sur les claviers plus ou moins fonctionnels, tenter de relire sur un mini écran, cela minimise les fautes en tout genre, et enfin trouver un ordinateur adéquat qui accepte sans censure l’édition de ma prose sur le site over-blog. Un travail de titan pour avoir le plaisir de tenter de vous faire aussi partager certains thèmes de ma vie indonésienne.

 

 

LA RESTAURATION

Ici, il ‘y a pas eu la Révolution en 1789, ni après d’ailleurs; juste l’avènement de la République en 1949. Donc pas de Restauration.

 

Ils ne restaurent pas non plus les habitations. Ils construisent et passent parfois un coup de pinceau pour rafraîchir l’apparence extérieure de la maison : mais avec les températures voisines de 30 degré, il y a du boulot mais peu de peinture...

 

En ce qui concerne l’autre restauration, je veux parler de la grande gastronomie, ce n’est pas la panacée.

 

En premier lieu, Guy Degrenne est un sacre garnement et n’a pas fait escale dans le pays; on se retrouve donc prive de couteau et on mange ici avec les mains. Cela fait des économies de vaisselle (les vendeurs de machines a laver la vaisselle ne sont pas prêt de vendre la moindre machine avant 2050...et encore...car il faudra au préalable développer les infrastructure électriques dans le pays) et ajoute du piment a l’exotisme local car la cuisine est épicée mais dans le domaine de l’acceptable.

Le pays s’ouvre au tourisme et, curieusement, j’ai droit à la fourchette et à la cuillère, deux outils indispensables pour manger une tranche de bifteck! Quand j’ai tente de prendre une tranche de bifteck, elle était trop dure pour être coupée au couteau...J’ai compris pourquoi le couteau était dispensable dans le pays.

 

Tout ici est donc bien cuit et assorti de sauces légèrement pimentées. Je dois avouer qu’après avoir vu les poissons sur la marche de la petite ville de montagne de Berastagi, j’étais un peu réticent à tenter le poisson, sauf celui tout frais du Lac Toba. Un peu difficile à manger sans couteau...mais, dans ce décor de Lac Léman,  j’ai triche et j’ai sorti mon couteau suisse! 

 

A Sumatra, le menu est très simple ; riz ou nouille avec comme valeur sure, le poulet. Apres chaque restaurant ajoute sa petite touche personnelle ; des chips asiatiques roses, de beaux légumes verts ou pommes de terre du Liberta a Lac Toba, ou plus couramment deux tranches de concombre et deux quarts de tomates.

 

Le dessert n’est pas monnaie courante ; il n’y a presque pas de monnaie ici (des pièces de 200 Rp et 500 Rp soit 0,05 euros!).

Le meilleur plan est de demander un pancake aux fruits : une crêpe avec de très bons fruits frais. Mais c’est un luxe de touriste et généralement, quand il y en a, le dessert est une simple banane.

 

A ce régime, banane riz poulet, je vais vite retrouver un poids de jeune homme...

 

En ce qui concerne la boisson, je ne conseille pas trop le café. Il est bien cultive dans le pays mais il n’est pas filtre: ceux qui ont faim peuvent manger le dépôt...

Et comme je ne raffole pas des sprites aux couleurs fluorescentes du meilleur goût britannique, ni du coca américain – moins présent d’ailleurs ici qu’en Amérique Latine ou en Europe - , je me contente d’agua (eau minérale) en bouteille, de thé et de bière Bintang ou Ankter que l’on trouve partout sauf dans les restaurants musulmans (87% de la population) auquel cas il faut faire quelques mètres pour trouver une échoppe non musulmane avec frigo si possible et savourer ma boisson du réconfort après l’effort.

En attendant le bus a Prapat, j’ai cru rêver en voyant un bar noir de monde avec des hommes buvant des verres de pastis. J’ai donc été invite a goûter ce tuak local ; un simple breuvage sans doute a base de jus de palmier mélange avec peut être un peu d’alcool.

 

En conclusion, on a plus vite fait le tour de la gastronomie locale que le tour de l’île de Sumatra!

 

Et je vous recommande de savourer le délicieux martabak du Rame café dans le petit village minang de Maninjau; une sorte de crêpe ou de pizza Calsone fourree de légumes et de viandes avec une sauce légèrement relevée.

 

 

LA MUSIQUE

Les indonésiens commencent tôt leurs exercices de vocalises ; à cinq heures du matin, les huit mosquées de la petite ville de Bukittinggi (150000 habitants) se mettent de concert pour éveiller la ville. Les discs jockeys sont appeles imams. Et comme je ne comprends pas beaucoup l’indonésien, j‘avoue que le sens des chants m’échappe.

 

Hormis ces stars locales, je trouve que le pays n’est pas musical comme peuvent l’être l’Amérique du sud, les Antilles ou le pays basque.

J’ai juste eu l’occasion d’écouter les musiques traditionnelles associées aux danses traditionnelles batak de l’île de Samosir et les quelques flûtes et faibles percussions en tête du cortège du mariage. Pas de quoi casser trois pattes a un poulet (il y a plus de poulets et de coqs que de canards dans le pays) même si la guitare anime souvent les soirée dans les auberges.

 

Peu de musique donc et peu de ventes de CD.

 

La principale musique de l’île reste incontestablement l’orchestre de la route avec ses motos pétaradantes au son des coups de klaxons prévenants de tous les engins qui sillonnent les routes et ses dangers; virages, piétons, animal errant, croisements, dépassements droite au gauche. Mais ils ne klaxonnent pas pour les nids de poules, animal emblématique de l’Indonésie.

 

 

LA LANGUE

Les indonésiens parlent généralement indonésien. Il leur arrive de parler l’anglais comme moi je parle indonésien ou anglais ; l’essentiel est qu’on arrive a se comprendre et que je ne meurs ni de froid ni de faim. Je réussis même à trouver mon chemin! Il faut dire qu’ils ont le coeur sur la main et prêt a tout pour me donner satisfaction ; un réel bonheur quand on imagine qu’on peut mourir de froid en France. Cela ne peut pas arriver ici.

 

Le parler indonésien est plutôt doux, a consonance occidentale, avec des mots assez longs a coucher dehors. J'ai tente la lecture du journal local et c’est comme du chinois pour moi mais en plus lisible car nous avons le même alphabet, hérite de la colonisation hollandaise. Et les indonésiens n’ont rien à voir avec les chinois. Les ancêtres des indonésiens, grands commerçants et voyageurs des mers entre la Chine et l’Inde, venaient plutôt de l’Inde et de l’Asie du sud (Vietnam, Chine du sud qui n’était pas encore chinoise avant d’être envahie par la Chine) et cela donne aujourd'hui une mosaïque de visages tout de même assez teintes par le soleil.

 

 

LES TRANSPORTS

Voila quelques extraits de mails racontant mes aventures…

 

Le bus

Le périple en bus Parapat - Bukittinggi ;

En attendant le bus, j'ai été invite par un batak local à boire un apero offert ; le tuak. D'extérieur, ça ressemble a du pastis...Je rêvais un peu ; prendre un bon pastis rafraîchissant. En fait c'est une boisson soft, peut être 2g d'alcool au plus, a base de racine sans doute de palmiers. Ca se boit sans plus.
Apres près de 7h1/2 d'attente à la gare routière de Parapat, j'ai réussi à embarquer pour les 15h de bus....

Un "exécutive bus" autant dire avec tout confort ; TV, air conditionne.
J'avais la place 31; juste avant les wc. Une place pratique en cas d'urgence...
Mais je suis snob, et je n'ai pas trop mange ni bu avant de partir pour ne pas a avoir les utiliser...Sage précaution car même si pas grand monde ne les a pas utilises, a 4 heures du mat, j'ai vu le lavage du wc avec un seau d'eau. Ce ne sont pas des wc chimiques et ils ne sont vides qu'aux étapes.
Bonjour les odeurs...Ce n'était pas insupportable, juste typique. Quelques gars allumaient de temps en temps une cigarette; leur parfum sucre et épice (issu des clous de girofle) assez étrange masquait pendant quelques temps l'odeur des wc.
Et comme j'avais de l'autre cote de l'allée centrale, une dame qui ne supportait pas l'odeur de cigarette, elle sortait son mouchoir papier imprègne d'une odeur mentholée.
J'ai donc voyage dans les effluves de parfum du coin!

Question confort c'était un peu limite car les routes, plutôt du style départementales françaises voire plutôt routes communales compte tenu de la faible largeur goudronnée, étaient surtout des routes de montagnes avec tous les accessoires imaginables; lacet, montée, freinage brusque en descente, passage sur les bas cote de la route en cas de croisement d'un véhicule.
J'étais donc été chahute sur mon siège plutôt dur mais avec un dossier inclinable et lisse qui avait la fâcheuse tendance à me faire glisser vers l'avant. Il n'y avait pas d'accoudoir entre moi et mon gentil voisin. Comme je ne voulais pas me retrouver dans ses bras ni sous le siège du voisin, je n'ai pas beaucoup dormi dans la première partie du voyage.

Apres la route traversait des plaines plus calmes, et j'ai quand même réussi a récupérer.

Mais c'est très pittoresque, et les indonésiens sont très souples ; entre mon siége et la cloison du wc, un indonésien s'est glisse derrière mon siège et a passe une bonne nuit allonge; ils doivent aussi être habitues a dormir par terre.
A cote de la porte de sortie, une autre famille dormait par terre sur une planche qui permettait de gagner la place prise par les marches de l'escalier de descente ; 2 enfants et une femme sur a peine 1 mètre carre...

Les paysages changent un peu, de larges vallées entre deux chaînes de montagnes volcaniques avec la même végétation qu'au nord; des petites rizières alternent avec les plantations de palmiers ou bananiers.

Et comme je l'ai déjà décrit, bien souvent des continuités de baraques entre les espaces verts; les gens vivent le long des voies routières et il y a relativement peu de grandes villes.

Je suis arrive vers 16h30 a Bukittinggi, content de trouver une piaule avec douche.

Le soir, j'ai fait un tour dans la ville ou s'est un peu Noel car l'électricité a tendance a sauter, le temps de plonger la ville dans le noir et ca se rallume ; mais ils ont un éclairage de securite, les bougies.

Et j'ai rencontre le couple français qui était parti la veille de l'île de Samosir ; ils ont eu droit à 30 heures de trajet !!!! Il pleuvait et il ont du attendre entre 2h du mat et 8h du mat que les gens réussissent a dégager un camion qui s'était embourbe dans une vallée.
A un moment on leur a demande de sortir et de monter a pieds une colline ; le bus a pris son élan pour descendre dans un mini ravin puis remonter la pente certainement glissante avec les pluies (moi je n'ai pas eu le droit a ce petit spectacle)

 



Le scooter

Dimanche 13 juillet, jour d'Allah, j'ai pense au grand motard que tu es et te conseille vivement de quitter tes villégiatures estivales espagnoles pour venir faire le tour de Sumatra en moto. Le pays est superbe et les gens adorables, souriants, accueillants, souples.

C'est l'islam a 87% mais cela ne se ressent pas comme en France ou en islamie radicale.

L'essence, la bensin locale, n'est pas cherre 6000 Rp - 0.6 euro le litre. On en trouve par bidon de 1 litre ou 2 litres dans les échoppes le long des routes mais, comme le cafe ici, elle n'est pas filtrée et tu préféreras sans doute les
stations officielles du raffineur Petrominas.

C'est certainement le mode de transport le plus rapide de l'île de Sumatra après le bus et meme l'auto (15 h a 16 h pour 500 km soit 35 km/h en bus...si un accident arrive on a le temps de le voir arriver!).

Aujourd'hui, j'ai donc loue un scooter pour 40000 Rp la demi-journée et j'ai fait une moyenne de 45 km/h sur le retour. Ce n'est pas la vitesse des 24 heures du Mans et cela ne permet de trop voir le paysage car conduire ici
demande une vigilance accrue ; entre les nids de poules - quoique relativement peu nombreux sur mon trajet - et le style de conduite très particulier du coin, je suis reste les yeux rives sur l'étroite portion de goudron...et je n'ai pas eu de portions style enduro.

La ligne blanche est faite pour être allégrement franchie, le feu rouge destine à être grille avant que le panneau annonçant le temps restant avant le vert n'affiche 00 - comme au 24 heures du Mans -, et les dépassements font l'objet d'embardées imprévisibles a droite ou a gauche. Toutes ces actions se font dans la bonne humeur au son de quelques coups de klaxon prévenants. Je me suis mis en mode local de conduite et j'ai pris un plaisir certain à ne pas me faire verbaliser ou me faire retirer quelques points. L'Indonésie est un pays de libre circulation !

Question géographie ou état des routes, cela se rapproche plus de la Corse que de la défunte Nationale 7. Une petite difference appreciable, les routes sont jalonnées de nombreux points de vie (habitations ou commerces). de sorte, qu'en cas de crevaison, on ne se trouve pas loin d'un lieu de reparation.

En ce qui me concerne et comme on dit vulgairement, j'ai eu le cul borde de nouilles (il faut dire que j'en mange beaucoup....) et j'ai crevé en traversant la petite ville de Payakumbuk, pour que tu la trouves sur la carte Michelin c'est la petite ville a 50 km de Bukittinggi.

Cela m'a un peu contrarie car je suis parti tard et ne pensai pas voir au moment de cet incident les chutes d'eau de la vallée d'Harau, objectif principal de ma journée.

Finalement, j'ai pousse mon scooter sur 50 mètres et la reparation de la chambre a air a été effectuée en moins de 30 minutes. Ce n'était pourtant pas une station Speedy mais j'ai trouve la prestation efficace, sympathique, typique et très attractive pour le prix (0.6 euro la rustine vulcanisée made Indonesia).

J'ai eu le plaisir de découvrir le canyon de fraîcheur d'Harau mais comme je voulais rentrer avant la nuit (éviter les nids de poules et ne pas augmenter encore les risques de la route), je n'ai pas pris le temps d'un petit bain sous
les fameuses chutes qui ne sont pas de Niagara....Dommage, j'aurais du me lever a 8h00 comme d'habitude et non a 10h00.

En rentrant a l'hôtel, sans trop d'étoile mais correct car il y a un lavabo et un chiotte a la turc, j'étais très content de trouver une douche froide et de laver mes lunettes. J'avais l'impression d'avoir vécu une journée a la mine, tellement les routes sont enfumées par les échappements des pétrolettes et les feux allumes dans les champs pour brûler les mauvaises herbes ou sur les bords des routes pour accélérer la biodégradation des plastiques....

 

Le train

En ce qui concerne le train, je n’ai vu qu’une gare a Medan et des portions discontinues de rails  dans les campagnes. Le sumatrais ne doit pas aimer prendre le train.

 

 

L’HEBERGEMENT

Routard au long cours, je choisi les hôtels dont le confort se rapproche le plus de la vie courante, mais ou il y a l’eau courante. Elle ne court pas partout mais il y a toujours a minima un robinet avec un gros seau et un petit seau. Je n’ai donc pas de séance de portage d’eau sur la tête dans mon programme.

Le petit seau est multi usages; chasse d eau des wc, douche, lavabo a lessive.

 

Petite parenthèse sur ma lessive quotidienne;

J ai pris emportes des vêtements de hautes technologies, légers, aérés, et surtout qui sèchent dans la nuit pour les meilleurs, en un jour ou deux maximum pour les autres. C’est la raison pour laquelle vous me verrez toujours avec ma chemisette bleue. En grand homme, j’en ai deux mais uniquement parce que la première que j’ai achetée était un peu juste en taille et j’ai pris la même en taille supérieure.

Le soir, je mets ma tenue de gala ; chemise et pantalon anti-moustiques ou presque.

Mais le top du top dans mes fringues sont certainement mes chaussettes X-trem light garanties deux ans et que j’ai enregistrées sur internet comme on le fait après l’achat d un ordinateur ou d’un appareil photo avec numéro de série pour chaque paire!

 

Pour en revenir à mes chambres de passages, elles ont toutes l’électricité et ma petite lampe de poche solaire ne me sert qu’à trouver l’interrupteur ...ou à allumer une bougie en cas de coupure générale et temporaire du soir. Bien souvent, j ai une prise de courant pour recharger mes batteries d ipod, ordinateur ou appareil photo.

 

La literie est sobre et la couleur des draps m’évite de me poser des questions sur leur qualité blancheur. Et je fais un grand voyage de noces car tous les soirs je revêts ma moustiquaire, avec parfois au petit matin, la légère couverture fournie.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître dans ce pays équatorial, je n’ai pas a me lancer dans une chasse aux araignées, cafards, blattes ou autres sympathiques compagnons de nuit. J’ai vu une seule blatte, le jour où un québécois m’a raconte leurs chasses du soir....

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