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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 14:36
Contrairement a la pensee de Descartes, la nature ici n'a pas horreur du vide. La notion de vide joue un rôle fondamental dans la culture asiatique: c'est le vide du vase qui pemet son usage, le vide de l'espace qui permet de se mouvoir. « Sois vide pour pouvoir te remplir » dit Lao Tseu. Et que peut-on en effet apprendre si l'on est deja rempli d'opinions personnelles.Ce culte du vide et de la meditation a permis aux indiens boudhistes de decouvrir, mille avant les europeens et les arabes, le chiffre zero: le vide n'est pas le neant, mais la source de pensees infinies . La physique quantique moderne nous rapproche de cette notion et nous decouvrons qu'il y a tres peu de matiere dans la matiere.

Avec leur monnaie locale, pleine zeros, les indonesiens ont peut-etre atteint une sagesse absolue...Ils donnent l'impression de buller alors qu'ils bossent enormement.

Je n'en suis pas la. Mais ces derniers jours, jai vu plein de bulles...Aucune ne venait de Champagne....toutes venaient de la mer, des petits poissons et des bouteilles a oxygene qui tentent de s'approcher au plus pres de ces petits points multicolores qui restent zen. Les bulles sont donc pleines de vie.
Notamment a Amed, ou avec un simple masque et tuba, on voit plus de poissons qu'en plongeant a 15 metres apres s'etre balance du bateau a Gili Trawanang.

Ici, je n'ai pas de scooter et je ne peux plus papillonner comme avant hier ou j'ai vu toutes les superbes plages et criques de la cote sud lombokaise, dans la region de Kuta, de Gerupuk a Selong Blanak. Hier, j'ai fait le tour de l'ile a pieds apres ma petite plongee matinale. Je suis en forme et j'ai largement battu le record du Routard fatigue qui a fait le tour en 3 heures; j'ai pulverise le temps puisque j'ai mis deux heures sans forcer. Je vais bientôt m'inscrire aux prochains jeux olympiques!

Aujourd'hui, je bulle...et je vais poursuivre la tres interessante lecture de « L'esprit des religions » (editions Milan), connaître les religions pour mieux comprendre les hommes. Ca ne se lit pas lineairement comme un roman mais en boucles cycliques. Je pense que j'arriverai non pas au bout mais a assimiler certaines notions avant mon depart d'Asie. Merci Eric et toutes mes amities aux nantais!

Et en route pour 30 kilometres de cote sauvage !
Kuta ; la plage la plus au vent

Gerupuk ; un petit village de cultivateurs d'algues qui emmenent les surfeurs de l'autre cote de la baie avec leurs sympathiques trimarans.

La plage de Tanjung Alan ; une plage deserte, a cinq minutes du seul hotel construit aujourdhui dans cette zone pre-urbanisee. Cette zone attend que l'aeroport international de lombok soit acheve pour que de nouveaux hotels poussent comme des champignons. Amateurs de nature marine, prenez vite un billet de ferry avant que cet immense projet ne gache un peu le paysage. Moi, je me suis bien marre sur les routes « nickel-chrome » et desertes de cette zone.

La plage de Mawun ; un arc de cercle parfait qui s'ouvre legerement sur l'ocean indien. Autrement dit, une baignoire geante, avec quelques pecheurs a la ligne sur la barriere de corail.
   

La plage de Mawi ; apres 3 kilometres de chemins caillouteux, carrossable en scooter, au milieu de champs de tabac, je decouvre mes premiers surfeurs en action...

La plage de Selong Blanak ; je suis desole mais je n'ai pas pris de photo...mais c'est une excellente plage pour se baigner. Arrive tard vers 17 heures, je n'ai pas pris la chambre dans un bungalow aussi cher que delabre. J'avais envie, apres ce periple sur les routes desertiques, de retrouver la fete du 17 juillet dans le village de Kuta avant que la nuit ne tombe (quelques beaux nids de poules....sur cette route qui sera peut-etre urbanisee en l'an 3000). Aujourd'hui il n'y a que les vaches et les surfeurs pour l'emprunter.


P.S. ;
1)le premier paragraphe est un petit resume du chapitre « Le culte de la pensee/Le culte du vide » du livre de Hesna 
2)les photos sont de Moi et comme d'habitude, vous en avez un peu plus en cherchant Dedelagodasse sur www.flickr.com ou en cliquant sur le bon lien a gauche de l'article!
3)l'article est ecrit sur mon petit pc Asus Eee qui a eu le bonheur de ne pas prendre l'eau sur la plage de Gili! (l'ecran n'a pas grandi et la touche <apostrophe> ne marche toujours pas mais j'essaye de corriger le maximum d'erreur de frappe au cyber...)
4)Apres une petite douche a l'eau de mer, je vais me presser d'aller mettre cela sous presse sur l'internet haut debit de cette ile car cela fait plusieurs jours que je rencontre des liaisons lentes.



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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 14:35

J'ai pris le ferry a Padangbai pour arriver sur ma derniere ile indonesienne, Lombok. Je vais ici terminer la trilogie des ‘aises' qui a commence a Java.

A Lombok, on ne danse pas la java, on roule en cidomos, des carrioles ecologiques a un cheval fiscal, et ma copine Desi Imawati vend des brics et des brocs sur le marche de Praya.                                                                               



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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 14:33
Les indonesiens se couchent tot et se levent tot. Ils ont bien raison. Cela leur permet de jouir du meilleur moment de la journee. Avec le decalage horaire d'une heure, les balinais sont favorises par rapport aux javanais car le soleil ne se leve que vers 6h30.
Tous les touristes qui s'arretent a Amed piquent une tete a 5 metres, que dis-je , a 3 metres du bord de la plage pour profiter de l'aquarium geant de ce petit coin. 

Mon appareil photo est loin d'etre etanche et je n'ai pas photographie ce spectacle extraordinaire et tres accessible avec un masque et un tuba. Il n'a pas apprecie un amerissage un peu houleux sur la plage de Gili Trawanang...et il faudra que je trouve un bon reparateur Panasonic aux Philippines. Je ne regrette pas mon choix singapourien du modele DMC-TZ15 de chez Panasonic. C'est bien mieux qu'une C4 de chez Citroen ; c'est plus petit, moins cher et cela ne pollue pas...
Samedi 16 aout au petit matin, en me reveillant j'ai progressivement decouvert a mesure que mes pupilles s'ouvraient ; la plage, le grand bateau au mouillage, le superbe horizon orange et enfin des petits points noirs qui bougeaient et se sont transformes en bateaux de peche...Le final de cet excellent film fut la course de retour vers la plage pour que les poissons soient a l'heure sur les marches.



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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 14:14
Etre riche a Bali est complique. Etre pauvre simplifie la vie ; il n'est pas necessaire d'investir dans une calculette pour faire des additions qui sont plus salees qu'a Sumatra ou meme a Java. C'est peut-etre la proximite de la mer alors qu'a Sumatra j'etais plutot dans la verdure. Autre explication possible, il y a plus d'electricite a Java qu'a Sumatra : toujours est-il que le calcul mental est plus developpe a Sumatra. Et je suis toujours surpris de voir les gens sortir une calculette pour connaître le resultat de 20000+30000 ! C'est certes plus complique que 20000+20000 mais, en general, je connais la reponse avant la calculette . Je dois etre un genie des mathematiques
.
A Sumatra, les prix affiches et payes etaient « Toutes Taxes Confonfondues ». A Java, est parfois apparu une « taxe gouvernementale » de 10%. A Bali, cette taxe est devenue "Taxe gouvernementale et services", variable de 10% a 20% . Les prix affiches sont deja superieurs a ceux de Sumatra, mais comme le touriste aime payer pour participer au developpement de quelques regions, globalement les prix dans une zone a forte densite touristique sont allegrement multiplies par deux.
J'ai meme vu des chambres a 500000 Rp, un zero de plus qu'a Sumatra!...il y a certes un peu plus de confort mais cela ne reste qu'une piece avec un ou deux lits, et la majeure partie du temps qu'on passe dans la chambre, la nuit en general sauf pour les fetards, on ne voit pas ce confort supplementaire ! A ce prix, mieux vaut rester en Europe que de venir ici ; cela perturbe serieusement l'economie locale et rend la vie des touristes moins abordable.
Quand je rencontre un prix tres superieur, je n'hesite pas a diviser (sans calculette!) par deux ou trois, a marquer le plus grand desinteret pour la chose convoitee, a prendre le temps d'attendre une reaction. Apres mon enorme -, l'indonesien propose un + ou un ++ . Si la negociation commerciale n'aboutit pas, l'offre est tellement abondante (ils sont tres nombreux les indonesiens...peut-etre 240 millions aujourdhui depuis le dernier bapteme que j'ai pu apercevoir sur la plage d'Amed ?), qu'il suffit de faire 100 metres pour recommencer le jeu des + et des -.
Cet exercice est un peu plus hardu dans les lieux tres touristiques ou les prix frolent l'extravagance, notamment pour la fourniture de prestations.

Comme j'ai un peu de temps, je me suis prete au jeu de l'addition et de la comparaison pour le tour « package », ou en meilleur francais, "organise", depuis Yogyakarta vers le mont Bromo. Le transport, l'hebergement pendant une nuit et le tour en jeep est propose a 650000 Rp (325000 Rp/j...toujours sans calculette...). Par mes propres moyens, je suis arrive a 365000 Rp . Bingo pour moi et comme on dit ici « bankroute » pour l'agence de voyage ! Mais comme tout le monde doit vivre correctement, je recommande de prendre le tour organise car c'est un peu plus reposant ; il suffit de monter et descendre d'un minibus.


Pour ceux qui viendront bientôt ici, je vous detaille mon addition. Pour les autres, je vous invite a laisser un commentaire en attendant que les autres aient pris la calculette et verifie mes calculs...

Jour 1
100 000 Train Yogyakarta (prononcer <djiojia>) 00:38 arrivee Surabaya 6:01
  50 000 Train Surabaya 9:00 arrivee Probolinggo 11:01 (les trains aiment arrriver a la minute pres...)
  25 000 Bus public vers le village de Cemoro Lawang
  gratuit L'apres midi a tenter de negocier en vain le prix d'une jeep (tous les touristes ont deja tout prepare avant...)
  65 000 Hotel Indah a Cemoro (pas tres "classe", mais ce n'est que pour dormir jusqu'a 5 heures...)
Jour 2
  80 000 Tour en jeep achete a lhotel
  25 000 Droit d'entree au parc gere par une tribu locale
  gratuit Descente a pieds de la vallee
  20 000 Bus vers Probolinggo
  25 000 Bus vers Bondowoso
  60 000 Hotel Baru
Jour 3
  30 000 Bemo aller-retour vers Sempol
  5 000 Droit d'entree dans la vallee du cafe de Sempol
  60 000 Hotel Baru
Jour 4
  10 000 Bus Bondowoso - Situbondo
  30 000 Bus Situbondo - entree du parc Baluran
  25 000 Droit d'entree au parc naturel national
  35 000 Ojek (moto avec chauffeur) vers la plage de Bama
  75 000 « Bicoque de Becok »
Jour 5
  30 000 Ojek retour depuis Bama
  5 000 Bus vers le terminal de Banyuwangi
  5 000 Bemo du terminal au ferry
  7 000 Ferry Java vers Bali avec une arrivee trop tardive a 19h 
  70 000 Ojek ; 2 h vers Lovina (sinon un bus public en journee est a 15000 Rp....)
  70 000 Home stay a Lovina

a vos calculettes....a +/- 10% cela doit faire 900 000 Rupiah sur 5 jours (180 000 Rp / jour isnt it ?)


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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 04:23

Voir des rizières, des volcans, des lacs, des plages et les dauphins de Lovina est devenu une routine quotidienne que j'essaye de rompre en alternant les couleurs ; un jour vert, un jour bleu, un jour sable blanc, un jour volcan noir. En m'arrêtant a Ubud, je me suis mélange les pinceaux. L'impression d'être au Centre Georges Pompidou. Mais comme les indonésiens aiment vivre tout en longueur, il n'y a pas de centre et donc ni tuyau, ni escalator pour accéder à cette région fertile en toiles, eparpillees le long des routes qui contournent les vallées et les petits plateaux de rizières.

Et si je m'étais arrête dans toutes les galeries de la région, ma petite virée durerait deux années en comptant les arrêts chez les artisans du bois, de verre ou de pierre.

Un seul arrêt chez Antonio Blanco suffit à combler son homme. Un pur délice que je classe quatre étoiles dans le Routard qui attribue au maximum trois étoiles. Le père Antonio n'est plus la depuis 1999. Mais sa demeure est demeurée intacte et son fils a repris le flambeau de ce Maître, faussement comparable a Dali; s'ils sont nés en Espagne a la même époque et portaient une moustache, je préfère les délires picturaux de Blanco a ceux de Dali.

Antonio est ne après douze mois de grossesse ! Ce petit record la profondément marque et il est devenu, des son plus jeune age, amoureux de la femme et de la vie qu'il « croquait comme une mangue de la main droite et promenait sa main gauche sur le corps de son modèle ».

Le cadre de sa propriété est sympathique, les cadres de ses toiles époustouflants et les petites devinettes de ses oeuvres érotiques à mourir de plaisir (il faut absolument demander à la guide qui parle très bien français les astuces du maître...).

Les photos sont interdites dans la maison mais avec les airs de musique classique qui faisaient danser ces chefs d'oeuvre, j'ai vole une image ou deux pour vous donner un aperçu très flou et sans lumière de ce petit palais.

Je vous conseille donc de vous arrêter ici de bon matin (avant le débarquement des tours operators), les perroquets de l'accueil se feront un plaisir de vous introduire dans ce temple de l'art balinais.













Apres cette visite, le Neka Museum, m’a paru presque terne…

…et je m’en suis allé sur mon scooter voir les couches de sciures des artisans locaux et  autres galeries.

 

 

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 17:30


Apres le precedent article, je me devais de remonter le moral de mes fideles supporters.

J'ai craque autant de pognon en une soiree qu'en un jour habituel!

Je suis alle dans le restaurant chic d'Ubud et j'ai pris apero (l'Ubud special), entree (un springroll Tuna - le Tuna est le poisson du coin - donc un rouleau de printemps aux fruits de mer), plat (meme pas un plat indonesien mais un T-bone...ca fait du bien de manger un peu de viande de boeuf!), dessert ( a defaut de tarte a la fraise, je me suis rabattu sur la crepe suzette)...le tout accompagne d'un excellent rose balinais et de la compagnie d'une sympathique anglaise.



Bref, tout va bene et demain, il faudra que je marche un peu plus sur les routes du mont Batur !

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 15:41

Sympathique titre pour quelqu'un qui aspire a la paix et qui l'obtient; ou tout au moins, qui a la paix avec les petits tracas de la vie quotidienne.

Mon voisin de palier est trop bruyant ?...le lendemain ou presque, je change de voisin et le probleme est regle.
La hantise de recevoir une lettre d'une amende forfaitaire majoree?...je n'ai plus de boite aux lettres et le probleme est regle.
La culpabilite d'arriver en retard a un rendez-vous professionnel?...ce n'est plus d'actualite. Je voyage en case "pleasure" (a chaque fois que j'arrive dans une chambre j'ai le droit au QCM...et je coche la case idoine), bien plus confortable que la case "business" avec ses sieges ejectables.
La phobie d'etre bloque dans un bouchon du peripherique parisien et d'arriver en retard a un rendez-vous?...je ne tourne plus en rond et me faufile sur les sinueuses routes indonesiennes avec une sagesse toute indonesienne de "la vie est un long fleuve tranquille".


Et pourtant, je me suis arrete a Kuta et dans ses deux rues bouchees parce que les indonesiens n'ont pas voulu creer une autoroute a l'espagnole qui longe la plage.

C'est donc reste un grand village indonesien, sans "drive-in" au Mac Donald du coin. Ici, Mac Donald surfe au milieu du flot des touristes venus, comme moi, voir les maigres surfeurs. Ils ne sont pas rachitiques, les surfeurs, car ils doivent affronter les enooormes vagues de l'ocean indien. Mais, il y a tellement de touristes qu'on ne voit meme plus les surfeurs...

Je mourrais d'envie de prendre une belle photo avec une enooorme vague sur laquelle surferait un hawaien expatrie...

Et bien, je  ne suis pas mort....Point d'hawaien, point de photo....

Je me suis simplement promene le long de cette longue plage de type atlantique avec tous ses dangers. Apres la mort dans les laves du volcan d'Ijen, j'ai evite la mort dans les rouleaux, qui ne sont pas de printemps mais d'ete, de la plage de Kuta. En realite, les rouleaux n'etaient que des petits nems de rien du tout...ce qui explique peut-etre l'absence de surfeurs sur ce "spot" historique.

Pour ceux qui ont du vague a l'ame, les indonesiens ont construit une tour, qui n'a rien d'Eiffel, mais qui est quand meme metallique et suffisamment haute pour pouvoir se suicider. Malheureusement, une coutume locale veut que les pieds soient lies a un elastique...Malgre le caractere grandiose du site, un fil vous retient a la vie et vous en etes bon pour une simple frayeur. Etre pendu comme un cochon, la tete en bas, ne me plait pas plus que cela et je n'ai pas essaye ce grand plongeon de la boite de nuit de "double six" - tout simplement 66 dans notre language a nous, comme nous avons le 64... la marque deposee des pyrenees atlantiques par le meme hurluberlu qui a depose la marque 29.




 Je suis alle voir le monument erige a la memoire des 200 morts de l'attentat a la bombe de Bali d'octobre 2002 qui a marque le pays et les australiens. Mais je ne suis pas alle en boite pour que mon nom ne reste pas grave dans une pierre indonesienne. Je prefere le granit breton. Et pour etre au calme, j'ai sejourne , le temps d'une nuit, dans la banlieue de Kuta entre Legian et Seminyak.

Pour presque terminer sur le sujet de cet article, et surtout pour rassurer ma mere a qui je pense tres souvent, j'ai lu un article dont vous n'avez sans doute pas entendu parle en France car la une doit etre principalement faite par les jeux olympiques et la deconfiture de Laure Manaudou.
Lors de ma preparation, non pas aux J.O. mais a ma petite escapade, j'ai etudie le trajet pour limiter les risques et augmenter le plaisir...J'ai elimine le Tibet. Je me suis vaccine contre la rage en plus des vaccins traditionnels. J'ai pris dans ma pharmacie les medicaments usuels pour combattre le paludisme , au cazou...J'ai regarde les tres bonnes instructions du gouvernement pour les voyageurs http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/index.html qui me rassure aujourd'hui sur ma prochaine etape...
( VIETNAM 11 août 2008 ;La tempête tropicale Kammuri a touché ce week-end les zones montagneuses du nord du Vietnam et fait de nombreuses victimes. Les touristes français sont invités à ne pas se rendre dans la zone concernée dans les jours à venir, en raison des grandes difficultés de communication et des risques d’inondation ou de glissement de terrain. Les zones concernées sont : Lao Cai, Yen Bai, Phu Tho, Quang Ninh, Ha Giang, Tuyen Quang, Bac Can, Lang Son, Thai Nguyen et Lai Chau.
Une épidémie de diarrhée (...))

ou meme de mon etape actuelle...

INDONESIE 8 août 2008 ; Des informations font état de la possible exécution, dans les prochains jours, des trois terroristes condamnés à mort pour leur implication dans l’attentat de Bali, qui avait fait 202 morts en 2002. Ces exécutions pourraient soulever une certaine émotion dans le pays et donner lieu, de la part de certains mouvements radicaux, à des rassemblements ou des mouvements de foule, en particulier dans les régions de Java Centre et de Java Est.
Dans cette hypothèse, il est recommandé aux voyageurs (...))

 et j'ai decouvert apres l'achat du billet d'avion que l'Indonesie est la region du monde la plus touchee par le virus H5N1, le virus de la grippe aviaire, sans vaccin a ce jour. Le risque de pandemie mondiale est tellement important que l'ONU surveille ce machin de tres pres et vient de depecher une equipe pour enqueter sur les 3 morts recentes a l'est de Java.

Mais je ne suis pas dans l'est de Java, je n'ai vu aucun mouvement de foule depuis le 8 aout - si ce n'est les gamins qui defilent au pas du coq...- , je ne frequente pas les poules du coin, et j'ai simplement eu ma premiere alerte "diarrhee" de mon parcours; hier soir, j'ai commande apres mon Mie Goreng traditionnel, une glace qui a du etre congelee/decongelee et m'a donne une alerte ce matin, rapidement maitrisee, par la prise du Tiorfan du meilleur french toubib que je connaisse au monde!

 

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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 11:34
Je vous ai parle de la javanaise gainsbourienne et il n'a pas eu la meme inspiration avec la balinaise... Allez savoir pourquoi. Il faut de tous les gouts dans la nature. La balinaise est haute en couleur mais je prefere quand meme la javanaise!

Je vous rassure, je n'entends pas les douces sonorites des gamelans tous les jours ; seulement a l'occasion de defiles dans les rues, ce qui est somme toute assez frequent, et reste assez folklorique avec , en queue de cortege, le concert des klaxons des embouteillages quand il faut bloquer la rue principale et faire transiter tous les vehicules par les petites routes de campagne ou des ruelles.

En realite, tout le monde s'entraine en vue de la fete nationale du 17 aout.

En juillet, j'avais bien remarque a Bogor quelques gamins qui avaient un drole de jeu sur la plaine de jeu de la ville; ils s'entrainaient a defiler au pas du coq indonesien (il n'y a pas de foie gras ici et je n'ai pas vu encore une oie et mieux vaut danser au pas du coq indonesien qu'au pas de l'oie, meme si ca s'en rapproche...). Et depuis quinze jours, je croise journalierement sur les routes indonesiennes une ribambelle de gamins qui defilent en vue du concours du 17 aout.

C'est donc bientot la grande fiesta.

Pour ma part, j'ai passe une journee dans le lieu festif de Bali, a Kuta. Et j'etais super content d'entendre une voix francaise s'elever dans le concert plutot anglo-saxon de la soiree !
Cela me change de ma derniere soiree, a la recherche d'un lieu festif dans la ville de Bondowoso, sur l'ile de Java. Je cherchai a boire une une biere dans cette region tres musulmane ou aucun restaurant ne sert de Bintang. J'avais fini a 23 heures par arriver a l'hotel de luxe du coin, le Palm, et dans son bar ou trois indonesiens s'amusaient follement dans un karaoke assez calme et serieux. Il m'ont invite a les accompagner, et j'ai fait le premier karaoke de ma vie, et en anglais s'il vous plait. Les indonesiens rafollent du karaoke....

Pour que vous restiez dans l'ambiance, apres la balinaise, je vous ai deniche un karaoke de la seule chanson francaise que j'ai entendue hier a Kuta!
La balinaise

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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 12:58
Ma mise au vert se passe super bien  et je suis en super forme

Vous devez etre epuises de lire mes petites histoires. J'ai aujourd'hui decide de faire une edition estivale du style edition internationale du Monde (il y a les gros titres parisiens, le papier est hyper leger et il y a autant d'articles  que dans Telerama) . Pour le meme prix, vous aurez 10 fois moins de bla bla bla.

Ca repose...si vous avez la chance d'avoir un pc operationnel en cette periode que je suppose caniculaire.

Je termine par un film, ce qui est un plus par rapport a un canard en papier..., film qui aurait du clore le precedent article sur ma bicoque., le Bekok et le Bekol non loin de Bama... Mais j'ai mis un peu de temps a reussir a le eupelauder (du verbe anglais to upload qui veut dire charger) bien que cela soit moins fatigant que de eupelauder des cagettes d'oranges dans un camion indonesien. Mon arrivee a Bama fut geante, et j'espere que ce petit apercu vous en donne une idee petite ...





Pour Bali, j'ai decide de commencer par la plage car a Sumatra puis Java j'ai surtout vu des montagnes et peu de bleu....





J'ai appris par mon professeur de geographie de premiere qu'on faisait du cacao a Cuba. Le roi du calembour a laisse sa trace...Maintenant, je sais que le cafe a Bali se cultive aussi en haut de la montagne.




















La c'est ma periode orange.....



Et pour finir, on revient au debut avec les belles rizieres de Jatilhuih



Et maintenant, le petit plus du film ....apres avoir rappele que si vous n'en avez pas eu assez les yeux, les photos sont plus grandes sur http://www.flickr.com/photos/11504178@N07/sets/72157605876883872/ (c'est l'abreviation du site de dedelagodasse sur flickr.com autant dire une adresse indonesienne....) ou plus simplement en cliquant ci apres je veux absolument voir toutes les photos en plus grandes !

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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 12:13



Dimanche 3 août au soir est certainement l'etape la plus insolite de mon périple. J'ai déniche une drôle de bicoque a Becok a la nuit tombante.


A vrai dire et pour être sincère, la bicoque n'est pas à Becok, mais a 3 kilomètres, très précisément à Bama. Mais comme j'ai choisi  en premier titre « Une drôle de bicoque a Bekok », je n'allais pas changer le titre qui aurait moins parlant « Va bamos a Bama ».

 

Je n'ai pas suivi tel un mouton de Panurge le circuit traditionnel touristique qui impose les sauts de moutons Yogyakarta ( djoidjia ...pour ceux qui ont lu l'article sur cette ville) – Bromo – Ijen – Bali en un temps record de deux nuits. Apres Bondowoso, je me suis arrête a Situbondo pour vous donner de mes nouvelles et j'ai découvert les deux lignes des guides, le Routard et lonely, qui évoquent les animaux du parc naturel de Baluran, riche en animaux mais sans aucun mouton...Le menu du Routard annonce sangliers, buffles, cerfs, tigres, singes, paons, coqs sauvages et piverts, entre autres. Même pas un poulet français susceptible de vous offrir une amende. En sorte, un petit paradis de 250 kilomètres carre. Entre parenthèse, j'ai vu beaucoup d'espèces végétales en Indonésie mais aucun amandier ; c'est vraiment un pays en or.

J'ai rencontre le premier problème indonésien. Pour lutter contre les feux, nombreux dans le pays, et préserver la steppe de ses ravages, les indonésiens ont plantes des acacias. Les animaux du parc ont mange les fleurs des acacias et dissémines les graines dans la steppe qui se trouve aujourd'hui menacée de se transformer en foret d acacias. C'est aujourd'hui le très gros problème que les huit gardes forestiers tentent en vain de résoudre; lutte chimique, abattage des arbres sont soit inefficaces soit titanesques. Je lance donc ici un appel a la Brigitte Bardot pour détruire les bébés acacias dans les conditions humaines les plus acceptables. Il faut sauver ce parc de toute beauté.

J'y suis entre au meilleur moment, vers 16 heures, lorsque les couleurs ne sont plus écrasées par la chaleur. Le temps de parcourir avec Danny, le scootériste en chef du coin (il guette tous les touristes qui passent ici pour les conduire soit dans le parc soit dans des tours plus lointains), les 13 kilomètres qui séparent, par une route presque pas détruite, l'entrée des gardes forestiers et la route nationale du premier refuge de Bekol. Une heure de transport à observer les oiseaux ou les animaux qu'on dérange en traversant les paysages de foret ou de steppe de cette vaste plaine entourée a l'horizon par quelques volcans.

 

J'ai termine tout seul comme un grand, et dans le souffle d'un vent chaud presque a décorner un taureau, la traversée d'un petit désert tache de quelques arbustes. J'ai parcouru les 3 derniers kilomètres en une heure en incluant les pauses photo et film du coucher du soleil sur les volcans de cet horizon de film a la Wim Wenders. Le film aurait pu être réalise par Frederic Rossif, mais je n'ai pas croise de léopard ou de lion sur mon chemin.

 

 Je suis arrive a la nuit tombe a Bama ou mon gardien indonésien, un pur contemplatif qui ne parle qu'indonesien, m’a donne les clés de ma drôle de bicoque avec vue sur l'océan indien. Dans l'obscurité, je n'ai pas vu la mer et il me tardait d'être déjà le lendemain matin pour voir si des crocodiles ou des requins m'attendaient dans les environs....C'est mon lieu de séjour nocturne le plus cher de mon séjour ; 75000 Rp la nuit sans le petit déjeuner (7 euros environ). En effet, il n'y a pas de restaurant ni de supermarché a moins de 16 kilomètres de mon point de chute. Heureusement, j'avais pris deux paquets de biscuits, une bouteille d'eau et deux petits pains pour mon repas du soir et du lendemain.

 

Vers 18 heures, je me suis donc retrouve seul dans ma vaste demeure comprenant deux chambres, un vaste salon ou j'aurais pu jouer au ping-pong, un mandi avec eau chaude chauffée au soleil, une ampoule, une prise de courant hors service, et non pas un raton-laveur mais un lézard.

 

Et la, plus rien a faire d'autre que d'écouter le chant des crillons, le bruissement des branches qui s'affaissent sous le poids des singes, les cris de quelques animaux venus prendre un pot a leur bistro du coin du bout de la plage, le souffle du vent chaud... Et entendre le ressac de la mer qui se brise sans doute sur la barrière de corail que je ne vois pas ou contempler un ciel étoile comme je n'en jamais vu : une luminescence incroyable de toutes les étoiles qui scintillent a la frontière de l'océan et des arbres de la foret...

Le jour est tombe, la marée est basse mais j'en prends plein les yeux et les oreilles!

 

Apres quelques heures de douce activité, je vais me coucher avec mes petits lézards en prenant garde qu'un cobra ou un python ne m'ait pas fait une surprise. Et réveil a 4h45 pour observer le lever du Roi Soleil sur cet univers sauvage.

 

 

 A cinq heures du matin, mon gardien dort ou fait sa prière dans la mosquée du hameau mais il ne ma pas déranger de la nuit. En ouvrant la porte, je découvre la mer qui est ici bleue, comme partout dans le monde.  Et je passe mes quatre premières heures à assister au lever du jour, du soleil puis du vent sur la mer puis dans la steppe à la sortie du hameau, mais c'est moins sympathique.

Un petit bain dans le lagon peu profond précède mon maigre petit déjeuner et je pars profiter de mon lit avec vue sur mer pour récupérer de mes efforts!

 

 Un peu avant midi, je range mes affaires dans la salle de bain quand j'entends un singe venir prendre dans le salon mes biscottes de mon repas. Sacre nom d'un singe ! Il a bouffe mon repas!

Je compose le 081358492078 pour que Danny vienne me raccompagner à la sortie du parc. Mais les singes ont du manger les émetteurs téléphoniques et il n'y a plus de réseau...Avec mon mal de dos, je me vois mal parti pour faire au minimum 3 kilomètres a pieds avant d'atteindre le refuge principal. O miracle, en me dirigeant vers la place de Bama, je vois débouler une fourgonnette, quatre petits suisses, un guide forestier et Danny. Une belle brochette qui, a défaut de manger, me permet de passer un sympathique après-midi a la rencontre de quelques singes, cerfs, oiseaux de tous plumages, coqs sauvages et paons.

 

Déçu de ne pas avoir rencontre de cobra, de lion ou de sanglier, nous quittons le parc en fin d'après-midi.

 

 

J'ai termine mon article et ne vais pas le réécrire car j'ai décelé, en relisant le Routard, une erreur fatale que vous avez certainement trouvée en savourant je l'espère, cette tranche de vie indonésienne. Le petit hameau ne s'appelle pas Becok mais Becol....

 

Be cool...je vous rassure, je ne m'appelle pas Hemingway et je ne vais pas me suicider!


 

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