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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 13:49

Je ne suis paye ni par le lonely planet ni par le routard pour écrire ou compléter les guides. A vrai dire, je me demande comment ils font pour mettre a jour les éditions...Certes, les circuits ne changent pas mais réessayer toutes les auberges ou les losmen (les hôtels pour les hommes perdus comme moi...) d'un pays aussi vaste que l'Indonésie doit bien prendre 6 mois.

 

Je ne passe que deux mois et je ne sais pas si j'aurai assez de temps pour faire toutes les étapes estimées a ' origine en suivant les idées de ces guides et des circuits touristiques. Toujours est il que je ne vais pas courir pour visiter tous les palais ni toutes les plages ni toutes les jungles.

Une chance, les palais sont en nombre limites et je me contenterai certainement de respecter l'arrêt à Borobudur à 42 km de Yogyakarta dans Java centre. C'est quand même le plus grand monument bouddhique du monde...en quelque sorte la Tour Eiffel indonésienne.

Pour les réserves naturelles, le choix est vaste et je ne pense pas en choisir une en particulier pour faire un trek de 6 ou 10 jours. C'est certainement agréable mais je me contenterai certainement de les approcher ; un trek de longue duree est peut être plus adapte a des vacances normales, style 4 semaines en Indonésie – 10 jours de trek 10 jours de ballade plus cool ou de plage car il ne faut pas oublier que les temps de parcours entre un point et un autre sont plutôt longs, même si cela fait parti du plaisir de voyager.

Pour les plages, je risque d'être un peu déçu car mon parcours Nord Sud fait la part belle a la campagne et aux volcans ; je me contenterai probablement donc des plages des îles Mentawai a l'ouest de Sumatra et de quelques plages a l'ouest de Java.

Il faut quand même que j'arrive à prendre mon vol de Bali a la fin août et voir cette partie du pays qui est la plus touristique et peut-être aussi la plus diversifiée en terme d'attraits divers et varies.

 

Wait and see....et la, je n'ai pas de ficelle a tirer sur mon planning, juste une date a respecter (le vol qui part de Bali fin août) , et naviguer au feeling entre deux étapes qu'il faut quand même déterminer a un moment donne.

 

MEDAN

Le feeling a commence par Medan, que le guide du routard déconseille. Pourtant, j'ai aime. La ville ne présente aucun interet et il n y a rien a voir...sauf le palais Maimoon et la grande Mosquee qui se font a pieds en 10 minutes.

Ceux qui aiment les fast foods adoreront donc ce fast visit of a town ; c est parfait de ce point de vue.

Mais c'est un bon point d'arrivée pour faire les premiers pas dans le pays et ressentir l'atmosphère, des l'arrivée a l'aéroport.

Medan n'est que la 4 eme ville (3 millions) après la monstrueuse Jakarta (10 millions), Surabaya (4 millions), Bandung (3 millions) et c'est déjà facile de s'y perdre. La circulation est débridée sans doute pour contrarier le bel ordonnancement a la japonaise de Singapour...Ca roule a droite, a gauche, au milieu, a contresens...Les feux rouges sont ostensiblement grilles et tout le monde cherche a respecter les autres véhicules et les piétons qui s'aventurent a traverser en émettant de brefs  coups de klaxon. C'est donc une fête hallucinante sur fond sonore des appels a la prière des mosquées. Une joyeuse pétarade ou becak, taxi, bus, voitures se faufilent entre d'épais nuages de la bensin des moteurs peu puissants mais très polluants.

Le piéton n'est pas roi mais réussit a se frayer un chemin en ouvrant si nécessaire la grille de séparation des deux voies de circulation et a ne pas se faire ecraser car l indonésien est respectueux et ne veut pas ecraser son prochain, qu'il ait une mine patibulaire ou pas catholique ou protestant ou musulman.

Meme moi, je ne suis pas tombe dans le panneau des bouches d'égouts qui ont été enlevées devant la mosquée non loin de la je créchais!

 

C'est un plaisir de rencontrer les indonésiens qui viennent à votre rencontre, par simple curiosité sans vous harceler ni quémander. Certains se contentent de sourire, c est un peu comme au Brésil, une simple joie de vivre malgré les difficultés de joindre les deux bouts.

Car les indonésiens sont nombreux (200 millions...) et les familles nombreuses (6 a 8 enfants minimum).Touriste que je suis, j ai l'embarras du choix de la petite boutique qui vend des bouteilles d'eau ou de jus de fruits ou d'autres babioles. La concurrence est rude mais nonchalante et tout le monde essaye de bosser un peu pour s'en sortir.

Ils n'ont pas le réseau dit moderne de facebook mais ils ont leurs réseaux d'entraide familiale ou amicale. Et c'est très sympathique ; j'ai rencontre un indonésien dont l'oncle tient une auberge a Lac Toba. Il m'a écrit un petit mot a son attention et quand je suis arrive dans l'auberge Liberta, j'ai eu le privilège d'avoir la meilleure chambre de l'hôtel et aussi de l'île (a l'arrivée sur l'île, j'étais en concurrence avec une petite suisse (a défaut de camembert et de fromage, je dois me débrouiller comme je peux...) qui cherchait avec moi une chambre et quand nous  nous sommes présentes a l'hôtel,  j'ai  du respecter le choix du patron, Docteur Moon! La suisse a ensuite fait tous les hôtels du coin pour trouver aussi bien...nada, choux blancs. France 1 – Suisse 0. La concurrence est aussi rude entre touristes....

Et comme c'est maintenant l'égalité des sexes, je me suis abstenu de la plus élémentaire politesse française. Je n'ai eu que quelques secondes de remords.

 

A Medan, le train doit passer de temps en temps. J'ai vu une ligne de chemin de fer et une gare non loin d'une mosquée a étages en forme de temple. Ce fut l'occasion de photographier une belle locomotive...et un objet de visite car il y a très peu de chose à visiter à Medan. Pour tout avouer, je suis parti a pieds de mon hôtel et me suis perdu dans la banlieue. Pour me retrouver sur le plan, et avec l'absence de plaque de rue ou d'avenue, j'ai demander a un becak de m'emmener a la gare ; c'est un bon repère, une gare.

 

Apres deux jours de Medan, il me tardait de quitter cet environnement pollue pour rechercher les fleurs du pays...

 

 

 

BUKIT LAWANG

Ca commence par la découverte des moyens de transport du pays. 35 minutes en moto, derrière mon ami indonésien Saiphal qui m'a donne l'adresse de lac toba, pour quitter le centre ville et atteindre la gare routière excentrée de Medan. Le centre ville est relativement petit mais la banlieue est assez étendue avec une continuité de petites baraques d'habitations, de commerces et de petits espaces verts. Le long des routes, cette structure est la même de sorte qu'on n'est jamais loin d'un commerce lorsque se ballade dans le pays. 

Il faut bien que les 220 millions d'indonésiens et indonésiennes (vous avez remarque, ils sont plus nombreux que tout a l'heure mais a raison de 8 enfants par famille Jakarta aura 21 millions d habitants en 2015 selon les experts...et donc le temps que j'écrive mes petites histoires je pense qu'ils sont un peu plus nombreux maintenant que tout a l'heure...) dorment quelque part, s'ils n'habitent pas dans les 4 premières villes du pays. J'en ai déduit qu'ils habitent le long des routes dans les petites maisons que j'ai vu en sortant de Medan.

 

Je ne suis pas encore passe a Jakarta, mais je pense qu'ils habitent aussi sur les routes qui y mènent.

 

En tout les cas, ils ne vivent pas ou peu dans la vaste jungle. Ils préfèrent s'arrêter avant dans le petit village de Bukit Lawang , distant de 90 km de Medan et que j'ai atteint après presque 3 heures de minibus.

C'est un charmant petit village qui a été détruit en 2004 après des pluies diluviennes ; une catastrophe locale car une bonne partie du village a été engloutie. Le cours de la rivière a du être déplace après cette tragédie, et je suis arrive au losmen Inda dont la terrasse longeait autrefois le cours d'eau; aujourd'hui cela donne sur un jardin mais c'est quand même très agréable.

Des ponts du style Rivière Kway joignent les deux rives du village et offrent le meilleur point de vue pour assister a la vie locale du bain des gamins quand les mères font la lessive et que les touristes achèvent sur les rotules leur trek en rafting local sponsorise par le Bibendum du pays.

 

Les indonésiens ont raison de ne pas trop habiter dans la jungle ; cela glisse beaucoup, et c'est truffe d orangs-outangs et autres animaux plus ou moins sauvages.

 

Néanmoins certains y font des séjours fréquents pour récolter l'hévéa. Un travail fou pour ramasser au pied de chaque arbre une tasse de sève légèrement solidifiée, et ensuite collecter plusieurs tasses pour faire une sorte de pain de sève gluante qui sera vendue sur le marche. Je ne vous raconte pas la forte odeur sur le marche quand j'ai vu les paysans vendre leurs pains! C'est ce qui s'appelle gagner sa croûte a la sueur de son front... J'avais déjà des difficultés a monter et descendre les montagnes avec mon léger et propret mini sac a dos que je ne m'imagine pas un seul instant faire ce métier. Respect pour ces bonhommes grâce a qui nous avons des bottes en caoutchouc et accessoirement des capotes (dixit le discours de notre guide, très fier de nous annoncer qu'après le brésil, l'indonésien est le deuxième producteur d'hevea au monde).

 

 

 

BERASTAGI

Apres l'effort, direction le réconfort autour du Lac Toba et arrêt après plus de 6 heures de bus de Bukit Lawang pour voir le marche et passer la nuit à Berastagi. Nous sommes à 1300 mètres d'altitude dans une montagne plutôt vallonnée autour de quelques volcans, peu volumineux et peu importants. On a un peu l'impression de traverser une région française ; faire autant tant de bornes pour se retrouver en France...il faut vraiment le faire!

 

La seule différence est que je suis le seul blanc ou presque dans la ville ; c'est une ville importante pour la région (marche de gros des fruits et légumes a cote du marche pour les habitants, a l'oppose du marche pour touristes au rond point central de la rue principale) mais le touriste est une denrée rare ici.

 

C'est un point de départ vers des treks ou des visites de sources chaudes mais je me suis contente de visiter la ville après avoir lu dans l'auberge la liste des touristes partis seuls dans la jungle et dont on n'a jamais retrouve les os! Il faut dire que le sol est tellement glissant et la végétation dense qu il faut être fou pour s'aventurer dans des petites  balades sans guide local!

 

L'interet de cette étape est que j'ai pris la route touristique en taxi qui mène à Prapat en 5 heures environ; les bus utilisent une autre route qui passe dans les montagnes.

Le premier arrêt se fait a la chute de Sipisoposo avec une superbe vue plongeante sur le nord du Lac toba.

Le deuxième arrêt permet de visiter le palais batak de Simalungun ou jusqu'en 1947, le roi local avait a sa disposition 12 femmes dans sa maison et 12 autres femmes dans le village. Chaque jour, il choisissait sa reine pour se retirer dans sa chambre ou plutôt son lit clos à cote de la cuisine. Quelle santé ce batak !

 

Deux arrêts et une belle route qui surplombe le lac Toba avant de descendre vers le port de Prapat et l'embarcadère.

 

 

 

ILE DE SAMOSIR

C'est une petite île fort sympathique toute en longueur avec une chaîne de montagne au milieu et une route qui fait le tour de l île (cela se fait en scooter en une journée).

 

L île était presque déserte et sans route  il y a trente ans. Je n'y étais pas mais un papy  routard australien y était! Il recherche une danoise qui y était aussi ...et qui s'est mariée ici avec un batak.

 

Le paysage est majestueux et très calme ; et il n'y pas de mosquée ici car les gens sont plutôt catholiques ou protestants, mais je n'ai pas vu de manifestation particulière si ce n'est la messe du dimanche. Il n'y a pas de cimetière mais les gens se font construire de jolies tombes batak, soit dans le jardin a cote de la maison, soit dans les champs. Chose étrange, ces tombes sont parfois aussi grandes que les maisons batak.

 

C'est assez sympa de se balader puis de piquer une tête dans le lac depuis un des pontons des quelques hôtels déserts qui donnent sur le lac. Les rives sinon sont assez vaseuses et il faudrait traverser des petites rizières pour aller ce baigner, ce qui n'est guère pratique.

Ensuite pas besoin d'emporter des provisions pour la rando, il y a suffisamment de petits commerces le long de la route pour se restaurer et il n'y a pas foule donc pas d'attente aux caisses. Et si le taulier fait la sieste, il suffit de faire 50 ou 100 mètres pour trouver le taulier qui n a pas perdu espoir de voir au moins un client dans la journée.

 

Il y a quand même deux attractions touristiques ; les danses traditionnelles batak et le bain dans les sources chaudes et sulfurées. C était mon programme d'une journée avec un scooter et chauffeur, loue pour un prix attractif.

 

Enfin, dernière particularité de cette île; le poisson y est plus frais que sur le marche de Berastagi...

 

Comme j'ai aime cette petite île, j'attends qu'un bus soit disponible (c'est la saison des vacances et les bus sont souvent complets) pour descendre plus au sud vers l'île Maninjau a cote de Bukittinggi, a 14, 18 voire, pour les plus malchanceux, 30 heures de bus de Prapat. Une belle expérience de bus de nuit en perspective donc.

 

Je vais quitter a regret la très sympathique auberge de Mr Moon, le Liberta. Tous les routards qui logent dans les autres losmen viennent manger et demander des conseils ici. C'est le moins cher, le plus sympa et ma chambre est la plus belle! J'étais en quelque sorte et l'espace de 4 jours le roi de l'île mais sans mes 24 femmes...

 



Selamat sore (bonsoir) de l'auberge Liberta.


Les images sur www.flickr.com dedelagodasse

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commentaires

paul 25/07/2008 08:26

hello man ! very well, your blog, on devient accro....vivement qu'on se casse aussi !! plus prosaïquement, j'me tire avec ben et tildou, isa et ses 2 lardons, huit jours dans les cévennes puis du 2 au 16 aout à porspo . mère grand est en forme, elle revigore les neurones et le dos au pays... tout baigne !!!

Dedelagodasse 25/07/2008 12:46


Moi j'ai revigore mon dos aux eaux chaudes de Ciater pres de Bandung avant de faire un trajet de 7h en train de luxe qui etait aux heures! incroyable....et superbes paysages.
Bonnes vacances a la drole de famille recomposee....
Bises


frederick Alix 09/07/2008 20:34

Salut cela paraît calme comme ambiance et certainement dépaysant. As-tu rencontré des copains parmi les locaux ou les randonneurs ? Je viens d'apprendre que Pierre a finalement rattrapé son point manquant et qu'il est à présent bachelier. Je 'embrasse à plus Frederick

Dedelagodasse 10/07/2008 13:04


Oui j'ai rencontre pas mal de monde mais pas randonneur ou randonneuse solitaire comme moi qui fasse le meme trajet que moi.
Le patron du Liberta etait super sympa et ses boys aussi.
J'ai le nom d'un guide sympa pour ma prochaine etape, donne par des touristes hollandais qui venaient de Bukitlinggi.
Tu transmettra mes felicitations et de bonnes vacances meritees a Pierre !
Biz