Avec leur monnaie locale, pleine zeros, les indonesiens ont peut-etre atteint une sagesse absolue...Ils donnent l'impression de buller alors qu'ils bossent enormement.
Je n'en suis pas la. Mais ces derniers jours, jai vu plein de bulles...Aucune ne venait de Champagne....toutes venaient de la mer, des petits
poissons et des bouteilles a oxygene qui tentent de s'approcher au plus pres de ces petits points multicolores qui restent zen. Les bulles sont donc pleines de vie.Notamment a Amed, ou avec un simple masque et tuba, on voit plus de poissons qu'en plongeant a 15 metres apres s'etre balance du bateau a Gili Trawanang.
Ici, je n'ai pas de scooter et je ne peux plus papillonner comme avant hier ou j'ai vu toutes les superbes plages et criques de la cote sud lombokaise, dans la region de Kuta, de Gerupuk a Selong Blanak. Hier, j'ai fait le tour de l'ile a pieds apres ma petite plongee matinale. Je suis en forme et j'ai largement battu le record du Routard fatigue qui a fait le tour en 3 heures; j'ai pulverise le temps puisque j'ai mis deux heures sans forcer. Je vais bientôt m'inscrire aux prochains jeux olympiques!
Aujourd'hui, je bulle...et je vais poursuivre la tres interessante lecture de « L'esprit des religions » (editions Milan), connaître les religions pour mieux comprendre les hommes. Ca ne se lit pas lineairement comme un roman mais en boucles cycliques. Je pense que j'arriverai non pas au bout mais a assimiler certaines notions avant mon depart d'Asie. Merci Eric et toutes mes amities aux nantais!
Et en route pour 30 kilometres de cote sauvage !


La plage de Tanjung Alan ; une plage deserte, a cinq minutes du seul hotel construit aujourdhui dans cette zone pre-urbanisee. Cette zone attend que l'aeroport international de lombok soit acheve pour que de nouveaux hotels poussent comme des champignons. Amateurs de nature marine, prenez vite un billet de ferry avant que cet immense projet ne gache un peu le paysage. Moi, je me suis bien marre sur les routes « nickel-chrome » et desertes de cette zone.

La plage de Mawun ; un arc de cercle parfait qui s'ouvre legerement sur l'ocean indien. Autrement dit, une baignoire geante, avec quelques pecheurs a la ligne sur la barriere de corail.


La plage de Selong Blanak ; je suis desole mais je n'ai pas pris de photo...mais c'est une excellente plage pour se baigner. Arrive tard vers 17 heures, je n'ai pas pris la chambre dans un bungalow aussi cher que delabre. J'avais envie, apres ce periple sur les routes desertiques, de retrouver la fete du 17 juillet dans le village de Kuta avant que la nuit ne tombe (quelques beaux nids de poules....sur cette route qui sera peut-etre urbanisee en l'an 3000). Aujourd'hui il n'y a que les vaches et les surfeurs pour l'emprunter.

P.S. ;1)le premier paragraphe est un petit resume du chapitre « Le culte de la pensee/Le culte du vide » du livre de Hesna
2)les photos sont de Moi et comme d'habitude, vous en avez un peu plus en cherchant Dedelagodasse sur www.flickr.com ou en cliquant sur le bon lien a gauche de l'article!
3)l'article est ecrit sur mon petit pc Asus Eee qui a eu le bonheur de ne pas prendre l'eau sur la plage de Gili! (l'ecran n'a pas grandi et la touche <apostrophe> ne marche toujours pas mais j'essaye de corriger le maximum d'erreur de frappe au cyber...)
4)Apres une petite douche a l'eau de mer, je vais me presser d'aller mettre cela sous presse sur l'internet haut debit de cette ile car cela fait plusieurs jours que je rencontre des liaisons lentes.




Voir des rizières, des volcans, des lacs, des plages et les dauphins de Lovina est devenu une routine quotidienne que j'essaye de rompre en alternant les couleurs ; un jour vert, un
jour bleu, un jour sable blanc, un jour volcan noir. En m'arrêtant a Ubud, je me suis mélange les pinceaux. L'impression d'être au Centre Georges Pompidou. Mais comme les indonésiens aiment vivre
tout en longueur, il n'y a pas de centre et donc ni tuyau, ni escalator pour accéder à cette région fertile en toiles, eparpillees le long des routes qui contournent les vallées et les petits
plateaux de rizières.
Un seul
arrêt chez Antonio Blanco suffit à combler son homme. Un pur délice que je classe quatre étoiles dans le Routard qui attribue au maximum trois étoiles. Le père Antonio n'est plus la depuis 1999.
Mais sa demeure est demeurée intacte et son fils a repris le flambeau de ce Maître, faussement comparable a Dali; s'ils sont nés en Espagne a la même époque et portaient une moustache, je préfère
les délires picturaux de Blanco a ceux de Dali.
Les
photos sont interdites dans la maison mais avec les airs de musique classique qui faisaient danser ces chefs d'oeuvre, j'ai vole une image ou deux pour vous donner un aperçu très flou et sans
lumière de ce petit palais.
Je vous conseille donc de vous arrêter ici de bon matin (avant le débarquement des tours operators), les perroquets de l'accueil se feront un plaisir de vous introduire dans ce
temple de l'art balinais.





Apres le precedent article, je me devais de
remonter le moral de mes fideles supporters.
Sympathique titre pour quelqu'un qui aspire a la paix et qui l'obtient; ou tout au moins, qui a la paix avec les petits tracas de la vie quotidienne.
C'est donc reste un grand village
indonesien, sans "drive-in" au Mac Donald du coin. Ici, Mac Donald surfe au milieu du flot des touristes venus, comme moi, voir les maigres surfeurs. Ils ne sont pas rachitiques, les surfeurs,
car ils doivent affronter les enooormes vagues de l'ocean indien. Mais, il y a tellement de touristes qu'on ne voit meme plus les surfeurs...
Apres la mort dans les laves du volcan d'Ijen, j'ai evite la mort dans les rouleaux, qui ne sont
pas de printemps mais d'ete, de la plage de Kuta. En realite, les rouleaux n'etaient que des petits nems de rien du tout...ce qui explique peut-etre l'absence de surfeurs sur ce "spot"
historique.
Pour ceux qui ont du vague a l'ame,
les indonesiens ont construit une tour, qui n'a rien d'Eiffel, mais qui est quand meme metallique et suffisamment haute pour pouvoir se suicider. Malheureusement, une coutume locale veut que les
pieds soient lies a un elastique...Malgre le caractere grandiose du site, un fil vous retient a la vie et vous en etes bon pour une simple frayeur. Etre pendu comme un cochon, la tete en bas, ne
me plait pas plus que cela et je n'ai pas essaye ce grand plongeon de la boite de nuit de "double six" - tout simplement 66 dans notre language a nous, comme nous avons le 64... la marque deposee
des pyrenees atlantiques par le meme hurluberlu qui a depose la marque 29.















Je suis arrive a la nuit tombe a Bama ou mon gardien indonésien, un pur contemplatif qui ne
parle qu'indonesien, m’a donne les clés de ma drôle de bicoque avec vue sur l'océan indien. Dans l'obscurité, je n'ai pas vu la mer et il me tardait d'être déjà le lendemain matin pour voir si
des crocodiles ou des requins m'attendaient dans les environs....C'est mon lieu de séjour nocturne le plus cher de mon séjour ; 75000 Rp la nuit sans le petit déjeuner (7 euros environ). En
effet, il n'y a pas de restaurant ni de supermarché a moins de 16 kilomètres de mon point de chute. Heureusement, j'avais pris deux paquets de biscuits, une bouteille d'eau et deux petits pains
pour mon repas du soir et du lendemain.
A cinq heures du matin, mon gardien dort ou fait sa prière dans la mosquée du hameau mais il ne ma pas déranger de la nuit. En ouvrant la porte, je découvre la
mer qui est ici bleue, comme partout dans le monde.
Un peu avant midi, je range mes affaires dans la salle de bain quand j'entends un singe
venir prendre dans le salon mes biscottes de mon repas. Sacre nom d'un singe ! Il a bouffe mon repas!
